‹ le pape clement vi et les affaires d'orientChapitre 17 sur 31 · LL · texte numérisé non relu

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prier d'envoyer des ambassadeurs à la eurie, avant le mois de mai 1350. En attendant, le pape accordait une suspension d'armes, ou trêve provisoire, valable jusqu’au 25 décembre 1350. Mais il mettait une singulière lenteur à prévenir les intéressés : la lettre adressée au roi de Chypre, pour le prier de faire observer la trêve et d'envoyer des plénipotentiaires à Avignon, n’est datée que du 13 septembre 1349 (1). Visiblement, le Saint-Siège cherchait à gagner du temps, hésitant d’une part à ratifier les concessions demandées par les Hospitaliers, et ne voyant, d'autre part, aucun moyen de continuer la lutte.

Il est probable qu’en fait les hostilités avaient cessé entre les Latins et l’émir d’Altoluogo, depuis la mort d’'Omour-beg. Les archives de Venise ont gardé une copie latine du traité signé entre le représentant des Hospitaliers et l’émir, le 18 août 1348 : le notaire des Hospitaliers, Georges «Calloquirus », en avait rédigé un double exemplaire, en grec et en latin. Le texte vénitien comprend un certain nombre d'articles additionnels, qui représentent les promesses faites à l’émir par le Sénat de Venise et le doge (2). Mais il n’est pas resté trace des changements proposés par le Saint-Siège. Le traité que nous avons sous les yeux n’est donc pas celui que Clément VI à fini par accepter, sous réserve de l’adhésion de Venise et de Chypre. Il représente, du moins, le projet primiitif, adopté par les Hospitaliers et le légat pontifical en Orient, d'accord avec l’émir. Le seul intérêt de ce texte est

(11 Rex. V., fol. 5K, Cf. lettre au grand maître des Hospitaliers, 29 septembre (id, fol. 86) au doge de Venise, 5 octobre (id. fol. 88).

(2) Dipl. Ven. Lev., T, nos 168 et 169, Mas. Latrie : Commerce el expéditions de la France el de Venise au moyen-âge (Mélanges historiques, t, II, p. 412.)

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