VIE
Telle est l’histoire révélatrice d’Honorius É avant le VIe Concile Ecuménique. Nous n'avons rien passé sous silence, rien dissimulé des faits
qui éclairent cette question importante, et les à traditions de l'Occident et de l'Orient semblent deux rayons de lumière, unis en un même faisceau, qui jettent l'éclat de l'évidence sur la foi du Pontife injustement calomnié.
Cest en vain que nous cherchons ces taits lumineux et ces puissants témoignages dans 1n lettre du P. Gratry. Cet auteur manifeste bien, il est vrai, une haine profonde pour les dissimulations, les mutilations et les falsifications ; il exprime même une sorte d’indignation à l'égard de ceux qui travaillent à étouffer l’histoire : mais, parle-t-il lui-même de l’aveu du patriarche Pyrrhus ? Nomme-t-il seulement le St. Ablé Maxime? Rapporte-t-il les trois témoignages, cités plus haut, du Pape St, Martin? Laisse-+.:1 même entrevoir l'existence de la réponse du secrétaire Jean et de la lettre si convaincante du Pape Jean IV? De tout cela, il ne dit pas un seul mot.
Ces grands documents de l’histoire, les plus voisins du fait d’Honorius, les plus intimement liés à ce fait, les plus capables de nous le présenter dans son vrai jour, ne sont rien à ses yeux, ne disent rien à sa pensée, et il les tait avec une sorte d'affectation calcu!#e. Pourquoi ce calcul ? Pourquoi ces omissions graves et réfléchies? S ce n’est que le P. Gratry tient à certaines Opinions, à certains sophismes qu'il est lécidé à soutenir contre toute évidence ? Si ce n’est que, de parti pris, il est résolu à ne pas reconnaitre l’orthodoxie d'Honorius, pour n’avoir point à confesser PInfaillibilité des Souverains Pontifos
Ne pouvant contempler en face une lumière qui lui eut montré le vide de ses préjugés, il se détourne pour ne la point voir, et il tire un voile afin de la cacher aux autres regards.
Deux choses sont maintenant historiquement incontestables : la première, qu'Honorius est o7-
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thodowe ; la seconde, qu'on le croyait ainsi, avant le VI Concile Œcuménique,
Près d'un demi siècle s’est écoulé depuis la mort d'Honorius, et nous voici arrivés en 680, à l'ouverture du IITe Concile Général de Constantinople, le VIe œcuménique.