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nt, mettre en mouvement tout l'organisme docnal, consulter tous et chacun des évêques, lividuellement ou réunis en concile ? Comnt des esprits éclairés, supérieurs même, n'ontpas saisi du coup la situation anormale dans juelle ils placeraient l'Église enseignante, s'ils usaient à son Docteur suprême l'infaillibilité 'ils réclament à bon droit pour l'Eglise elle- ;me ?
Zt maintenant, si une dissidence se produit dans Collège apostolique contemporain, à qui appar- ;ndra-t-il de ramener les intelligences et les igues à l'unité ? Lisez l'histoire des hérésies et s schismes, depuis l'Arianisme jusqu'au Moder- 5me; repassez dans votre mémoire les différentes lases par lesquelles ont passé les conciles œcuéniques, depuis celui de Nicée jusqu'à celui du atican : vous constaterez que la divergence de les, même en matière de dogme et de morale, itre ceux qui doivent en définir les articles, n'est is une pure hypothèse, une supposition gratuite, ais bien un fait authentique. Au-dessus donc des 'êques considérés même collectivement, assemés pour légiférer sur la foi et les mœurs, il faut un 'êque doué d'infaillibilité personnelle et investi une autorité divine, pour ramener les définiteurs ; la vérité révélée à l'unité parfaite. Il faut faire
l'unité parmi les fidèles : (( Pais mes agneaux )) ; il faut faire l'unité parmi les prêtres : (( Pais mes petites brebis )) ; il faut faire l'unité parmi les évêques : (( Pais mes brebis » ; il faut enfin que Pierre vivant dans le Pape confirme ses frères, afin que leur foi ne défaille point.
Ce résumé, à grands traits, de la thèse théologique de l'infaillibilité pontificale justifie amplement le texte si concis et si compréhensif que les Pères du Concile formulaient, le 1 8 juillet 1870; dans une phrase, ils ont résumé le De Romano Pontifice : (( Le Pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, -c'est-à-dire lorsque, remplissant sa fonction de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit la doctrine de la foi ou des mœurs que l'Eglise universelle doit croire, -à raison de l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, jouit de cette infaillibilité que le divin Rédempteur a voulu conférer à son Eglise, lorsqu'elle définit une vérité qui se rapporte à la foi ou à la morale; c'est pourquoi ces définitions du Pontife romain sont irréformables en elles-mêmes, et non à raison du consentement de l'Église. »
L'HISTORIQUE DE L'INFAILLIBILITE
PAR
M. l'abbé PHILIPPE PERRIER docteur en théologie et en droit canon
Monseigneur,
Mesdames, Messieurs,
Le 1 8 juillet 1870, les Pères du Concile du Vatican votèrent la Constitution De Romano Pontifice, dans laquelle on proclamait de foi catholique que le Pape ne peut errer quand il enseigne les choses de la foi et des mœurs. C'est cet anniversaire que rA.CJ.C, si fidèle au chef suprême de l'Eglise universelle, veut célébrer ce soir par anticipation, sous la présidence de notre archevêque vénéré, qui a bu à longs traits la pure doctrine de l'Église aux universités romaines et qui bénit de toute son âme cette initiative des jeunes.
Raconter l'histoire de cet événement capital est la tâche qui m'incombe. Je l'entreprends sans autre préambule.