CHAPITRE TRENTE-ET-UNIÈME
tîon religieuse de Tenfance dans les écoles. Que les curés ne confient pas ce soin à un délégué, mais qu'ils s'en acquittent personnellement. « Ne croyez jamais, dit le Pontife, avoir déployé une activité si grande qu'il ne soit nécessaire de Taccrottre encore pour que ces écoles se développent de jour en jour >, sous le contrôle d'inspecteurs diocésains et décanaux. Après avoir recommandé de tout faire pour éviter le péril d'irréligion dans les écoles secondaires et supérieures, l'encyclique exhorte les évêques à la concorde et le clergé à une affectueuse soumission aux évêques et à un zèle actif et charitable. € Les exemples des prêtres ayant en tout beaucoup de poids, qu'ils s'appliquent surtout à montrer en leur personne, aux yeux du peuple chrétien, comme l'incarnation de la vertu et de la continence. Qu'ils prennent bien garde de ne pas se livrer plus qu'il n'est juste aux affaires civiles ou politiques, et qu'ils se souviennent souvent de ce précepte de l'apôtre saint Paul : Que personne, combattant pour Dieu, ne se mêle aux affaires du siècle, afin de plaire à Celui auquel il s'est consacré '. Sans doute, suivant l'avis de saint Grégoire le Grand, il convient de ne pas abandonner tout souci de la vie extérieure pour s'occuper uniquement de la vie intérieure; spécialement lorsqu'il s'agit de défendre la religion ou de procurer le bien commun, il ne faut certes pas négliger les aides et les ressources que donnent le temps et le lieu. Toutefois la plus grande sagesse et la plus grande vigilance sont nécessaire^ aux prêtres pour qu'ils ne perdent pas la dignité et la mesure, et qu'ils ne paraissent pas songer aux intérêts humains plus qu'aux intérêts célestes. Le même Grégoire le Grand a dit très bien : // faut quelquefois subir par charité les affaires du siècle, il ne faut jamais les rechercher par goût, de peur quelles n'alourdissent V esprit de celui qui les aime et que, entraîné par leur f>oids, il ne descende des hauteurs célestes jusqti aux objets les moins élevés 2. » Les biens ecclésiastiques doivent être administrés avec régularité, et le clergé doit