CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈMK
SOUS celle du comité scolaire. Le 14 décembre 1891, Mgr Ireland déclarait que l'autorité civile pétait souveraine dans tout ce qui regardait l'enseignement requis par son propre programme et durant
tout le temps de l'application de ce programme >, et que par suite l'école devait être dirigée, « pendant le temps des classes, d'après les lois et les règlements du school board, qui concernent les professeurs et les élèves >.
L< Pipe Usa Xni.- II.
Dès que cette convention fut rendue publique, elle souleva, malgré le respect dû à Tautorité épiscopale, un toile presque général. Les principes, disait-on, étaient sacrifiés, les décrets de Baltimore foulés aux pieds, l'avenir du mouvement scolaire compromis à tout jamais. Des protestants même qualifiaient sévèrement les décisions prises par Mgr Ireland.
Une considération plus attentive de toutes les circonstances du fait en eût mieux fait comprendre la nature. Il eût fallu aussi se rappeler le principe qui domine toute la question de Técole neutre. Ce principe est que Técole neutre est un danger prochain pour les âmes, en tant qu'elle les expose à la perte de la foi. Si ce danger peut être rendu éloigné, si, dans quelque cas particulier, il peut même être entièrement écarté, il pourra être permis, pour de graves raisons, de tolérer l'école neutre dans ces cas spéciaux. Mais, même alors, l'école neutre n'est pas un bien. Elle est une de ces choses qu'on tolère faute de mieux, crainte de pire, et dans des cas relativement rares, car si cette tolérance se généralisait, elle amènerait la disparition ou la très grande diminution de l'enseignement foncièrement chrétien, ce qui serait un grand mal.
Or que se passa-t-il dans la convention de Saint-Paul ? Mgr Ireland prétendit-il poser un principe ? Nullement. Il n'entendit régler qu'une situation de fait d'une nature particulière. Voici "comment cette situation se présentait, au dire des interprètes lès plus autorisés de la pensée de larchevêque de Saint- Paul.
Les minces ressources des catholiques dans le diocèse naissant de Saint- Paul ne leur permettaient pas de subvenir à l'entretien de nombreuses écoles. Celles de Faribault et de Stillwater périclitaient et les catholiques, obligés de s'imposer de lourds sacrifices pour le maintien de ces écoles, étaient contraints d'abandonner d'autres œuvres de religion et de propagande, qui eussent imprimé un nouvel essor au développement de la religion dans ces contrées. Mgr Ireland pensa qu'il y aurait moyen de concilier ces intérêts