‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 125 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME

sa grâce^ persévèrent à faire pénétrer V Évangile sur de nouveaux rivages et dans de nouvelles terres. Il manifeste le dessein de demander à Alexandre VI des hommes apostoliques, par une lettre où se trouvent ces mots : J'esplre qu'il me sera donné un jour y avec r aide de Dieu, de propager au loin le très saint nom dejÉsus-CnRisT et son Évangile. Aussi peut-on se Timagîner tout rempli de joie lorsqu'il écrivait à Raphaël Sanchez, le premier qui des Indes fût revenu à Lisbonne, qu il fallait rendre à Dieu d immortelles actions de grâce pour avoir daigné faire prospérer si bien F entreprise ; et que Jésus-Christ pouvait se réjouir et triompher sur la terre et au ciel pour le prochain salut de périples innombrables qui auparavant couraient à leur perte. »

C'est cet esprit de foi qui a soutenu Colomb au milieu d'épreuves inouïes, telles que € les avis contraires des savants, les refus des princes, les tempêtes de l'Océan furieux, les veilles assidues dans lesquelles plus d'une fois il faillit perdre la vie. A cela s'ajoutent les combats soutenus contre les barbares, les infidélités de ses amis et de ses compagnons, les conspirations scélérates, les perfidies des envieux, les calomnies des détracteurs, les chaînes enfti dont, bien qu'innocent, il fut chargé! >

Léon XIII indique le dessein secret de la Providence dans la découverte de l'Amérique, qui dédommagea le catholicisme des pertes que l'hérésie lui infligeait en Europe : < Appeler la race des Indiens au christianisme, c'était sans doute la mission et l'œuvre de l'Église. Et cette mission aussitôt commencée, elle a continué de la remplir par un exercice non interrompu de charité, et, en avançant dans ces derniers temps jusqu'à l'extrême Patagonie. »

L'encyclique montre dans Colomb le digne exécuteur du plan divin : < Après sept ans révolus, lorsqu'enfin il va affronter l'Océan, il veille à ce que l'expédition accomplisse des actes d'expiation spirituelle ; il prie la Reine du ciel d'aider l'entreprise et d'en diriger le cours,et avant dedonnner l'ordre de mettre à la voile, il invoque

rinité divine. Puîs.unefoisen pleine mer, pendant que les snt, que l'équipage murmure, il conserve, sous la garde ie tranquille constance d'esprit.Son dessein se manifeste ms mêmes qu'il impose aux nouvelles lles.et chaque fois donné d'en aborder une, il adore le Dieu tout-puissant ;nd possession qu'a« nom de Jèsus-Christ, A quelque aborde, il n'a rien de plus à cœur que de planter sur le igné sacré de la Croix; et le nom divin du Rédempteur :hanté si souvent en pleine mer, au son des flots murmule premier à le faire retentir dans les lies nouvelles. A ce , lorsqu'il y institue la colonie espagnole, il ordonne de ■ la construction d'un temple et ilpourvoît d'abord à ce que pulaires y soient célébrées par d'augustes cérémonies. > 'oir revendiqué la découverte de l'Amérique comme une clique, Léon XIII ordonne de célébrer par des fêtes cet événement si heureux pour l'humanité, re à la louange des Américains, même protestants, que Dix de Léon XIII, au lieu de soulever, comme en Europe, e*ts d'une presse inféodée aux loges, trouva aux Étatss sympathique écho. La grande exposition colombienne fut ouverte par une cérémonie religieuse, et, chose remar- )ays protestant, ce fut un prélat catholique, le cardinal ui fut chargé de donner à cette solennelle manifestation ion de la Religion. C'est lui qui, sur une invitation effila par des prières publiques les bénédictions du ciel sur . En même temps un orateur laïc, M. Depew, reprenant impte l'idée de Léon XIII, montra Colomb envoyé par ïuvrant un nouveau monde à la civilisation pour le coniristianisme. Il salua en Colomb le génie religieux éclaition scientifique. Il proclama hautement que nés du le, les États-Unis sont et demeureront éternellement chrétien. Voilà ce que l'on dit et ce que l'on fait aux

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