I. Cf. Léon XI II devant ses contemporains
LE PAPE LâOir XIII.
>ns à établir,par l'étude des actes pontificaux et ivèrent, les accompagnèrent et les suivirent, que é la question politico-religieuse en France de la plus utile à la religion et à la France elle-même.
is pas, la décision du Pape a troublé bien des :uit de douloureux déchirements dans un grand tes ; mais, chez les hommes de bonne volonté, passagers, et ces déchirements trouveront leur réflexion et l'obéissance.
le pontificale a inquiétés peuvent se partager en inciens et loyaux serviteurs de la monarchie, lans une vénération inséparable la religion et la is pu concevoir la monarchie autrement que gion autrement qu'appuyée sur la royauté ; puis :s de libéralisme, de régalisme ou de gallicanoins inconsciemment, mettent au premier rang ystème de gouvernement qui a leurs préférences,
religion qui leur parait un instrument de règne.
pu se tromper, en considérant comme nécesjx choses qui, par les vicissitudes des temps, ïtre séparées. Mais dans leur cœur la foi relila foi polîtique,sans les empêcher toutefois d'être nés et afHigés d'avoir, en un certain sens, à idélités qui leur sont profondément chères et qui Paient à leurs yeux. Les seconds, soit qu'ils igion plus d'amour qu'ils n'en éprouvent, soit sur leurs véritables sentiments, ne peuvent se inchement la religion au-dessus delà monarchie, ; servir de la première au profit de la seconde, des hommes de la fidélité sans réserve et du
la mort ; les seconds sont ceux qui, tout en se
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disant monarchistes, ont refusé de faire la monarchie, et qui, par contre, ont fait cette république contre laquelle ils protestent platoniquement, en se gardant bien cependant de compromettre leur réélection par des professions de foi trop ouvertement monarchistes. Les premiers sont sincères dans leur culte de la royauté; les seconds paraissent trop souvent soucieux avant tout de leur situation politique, et Ton dirait que monarchie et religion doivent principalement servir leurs convenances personnelles. Les premiers souffrent en silence et se résignent. Les seconds se plaignent et protestent bruyamment contre les décisions pontificales.
Aux uns Léon XII I dit : ^ Gardez votre fidélité, mais ne la mettez pas en contradiction avec les intérêts de la religion par une attitude politique que je juge fatale à cette dernière > ; aux autres : « La religion n'est la servante de personne, elle n'est pas irrévocablement liée à vos plans politiques, cessez de parler en son nom et de feindre de la défendre par des armes qui lui font du tort et vous exaltent à ses dépens. >
Il est bien aussi une troisième classe de monarchistes, qui tient le milieu entre celles que nous venons de caractériser. C'est la classe de ceux. qui, après avoir boudé pendant quelque temps et même fait éclater bruyamment leur mauvaise humeur, reviennent plus ou moins rapidement à la saine appréciation des choses, et reprennent leur place dans l'armée catholique, où les retiennent leurs convictions les plus intimes. A ceux-là s'applique en partie ce qui vient d'être dit de chacune des deux autres classes.
Ces quelques réflexions préliminaires étaient nécessaires pour jeter dès l'abord la lumière qui convient sur les actes pontificaux, et pour faire comprendre l'esprit dans lequel nous allons essayer d'en retracer l'histoire ^
I. Nous donnerons, dans cet ouvrage, à la crise politico- religieuse de France une place plus gprande qu'à la plupart des autres événements du pontificat de Léon XIII, à cause de la grande importance des questions soulevées à ce sujet et de l'intérêt qui s'y attache.
d'étudier l'action exercée en France par Léon XIII pour ;5 catholiques à se placer sans arrière-pensée sur le terrain onnel, afin de défendre plus efficacement la religion, nou3 appeler l'essai tenté dans une voie analogue par le comte lors des élections législatives de 1885. Dans une lettre le 6 septembre, à l'amiral Giquel des Touches, le député han définissait ainsi le devoir des catholiques : < défendre imprescriptibles de l'Église et ses libertés nécessaires, > le torrent d'impiété qui menace de tout engloutir en France )er d'une irrémédiable déchéance les hommes néfastes qui gé toutes nos croyances et fait de la guerre contre Dieu leur politique >. < Aucun terrain, continuait M. de Mun, ralt plus propre à l'union des bons citoyens. Aucun ne leur cune cause plus juste, des armes plus légitimes et de meiU inces de succès. > Et II les conviait, pour un combat sérieux, décisif contre les ennemis de la religion, à se rallier sous ;au de la croix >.
e combat ne devait pas être transitoire : il devait se conjr assurer la vie et l'avenir de la France. Le comte de Mun )nc former un parti catholique, destiné à revendiquer d'une «rté de la religion et de l'éducation chrétienne, et d'autre éformes et une organisation sociale qui présentât au peuple, t la révolution impuissante et trompeuse, (l'Église cathoitrice naturelle et 5éculaire,lui offrant, dans des institutions ilacées sous son égide, le repos, la concorde et la stabilité; législation inspirée par son esprit, la protection dont il a ntre les abus de la force; dans des mœurs gouvernées par ,e, l'exemple et le patronage que lui doivent les classes : la nation >. Le parti catholique devait déserter ( les petila politique » pour offrir un rempart aux < conservateurs par les tempêtes sociales >. La lettre de M. de Mun lit longuement le côté social de ce programme. Au reste,