‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 134 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME

Quoi qu'il en soit, le plan du comte de Mun était donc attaqué à la fois comme trop royaliste et comme brisant les cadres conservateurs, et de plus comme compromettant la religion, pendant que d'autre

part il était accueilli comme une délivrance par un grand nombre

de catholiques lassés des incohérences de la politique conservatrice.

Le cardinal Lavigerîe, qui plus tard devait jouer un si grand rôle

dans la question et travailla plus que personne au ralliement des

L< Pipe Uni XIII. -

;holiques sur le terrain constitutionnel, se rendait un compte exact s difficultés de la situation .quand dans sa circulaire du 6 novembre jon clergé, après avoir rappelé que tous les catholiques ont l'oblition sacrée de défendre leur foi « en se plaçant résolument sur le ■rain du droit, de la justice, de la liberté des âmes >, îl constatait : divergences qui existaient entre les catholiques les plus recommdables quant à la façon d'atteindre ce but, les uns soutenant que chose devait se faire en dehors de tout esprit de parti, sous la rection des pasteurs spirituels, d'autres réclamant une organisation luvelle et un programme comprenant des questions de foi et « des lestions sociales étrangères au dogme et où les catholiques consernt dès lors toute leur liberté ». Le cardinal pèse les avantages et les convénients du projet et conclut que l'Église étant indirectement igagée par une telle initiative, < une question si grave et qui téresse si manifestement l'avenir même de la religion en France : saurait être résolue que par Tautorité des pasteurs et principament par celle du Saint-Siège >. De plus, il convient de voir avant utes choses s'il sera tenu compte du sentiment public hostile à la Tsécution, qui s'est fait jour dans les dernières élections. Le carnal terminait par ce jugement plein de réserve : < En attendant pour le moment présent, il importe surtout aux catholiques de : pas commettre de fautes, en semant parmi eux des germes de scorde, ou en se laissant aller à des actes qui auraient, même simement dans leur forme, l'apparence de provocations inutiles et ns profit possible, et qui prépareraient contre eux de nouveaux pups. »

Le 8 novembre paraissait une note de \' Osservalore Romano nstatant les divisions des catholiques au sujet de l'organisation I nouveau parti. « Bien convaincu que dans des questions de tte nature, le meilleur juge est toujours celui qui, étant sur place, t mieux à même d'apprécier avec justesse l'esprit de la société au ilieu de laquelle il vit », le journal officieux du Vatican déclare

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