CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME
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personnelles et de calculs politiques, soulevé des divisions. De là des craintes qui, sans s'appliquer à Toeuvre elle-même, ont fait douter de son opportunité : tel est le sens des observations si élevées et si cordiales de X Osservatore Romano. »
Si plus tard le Saint-Siège passa outre aux objections produites, c'est qu'il avait acquis la conviction que le moment de la temporisation était passé.
Au reste le plan du comte de Mun présentait avec celui que Léon XIII recommanda dans là suite aux catholiques des différences assez notables pour que l'abandon du premier ne nous force nullement à conclure qu'une autre solution ne fut pas dès cette époque considérée par le Saint-Siège comme désirable pour un avenir plus ou moins prochain.
En premier lieu, le comte de Mun se disait encore royaliste plus ou moins militant et offrait son parti catholique comme un allié aux partis conservateurs et dynastiques. Léon XIII au contraire invitera plus tard les catholiques et les honnêtes gens à s'organiser sans préoccupations dynastiques et en acceptant la constitution républicaine du pays. En outre le comte de Mun comprend dans son programme une foule de questions sociales, dont Léon XIII ne parle pas dans ses divers appels au peuple Français. L'organe officieux du Vatican loue à la vérité ce programme social et en cela il ne fait que préluder aux encouragements que le Souverain-Pontife a donnés à l'action sociale du comte de Mun, dans le temps même où il exhortait tous les catholiques et les bons Français à résister sur le terrain constitutionnel aux attaques de l'irréligion. En ce point il n'y a nulle variation dans l'attitude du Saint-Siège, qui toujours a considéré l'organisation sociale des catholiques en France comme une grande force pour l'Église et un grand bien pour la France. Mais, s'il est permis d'employer à propos de l'action de Léon XIII une expression un peu impropre et de la considérer comme un plan politique, nous dirons que le
iant d'autre part aux Français une formule de ralHeire, éloignée de toute superfétatïon embarrassante, 'une souveraine habileté politique. La formule du Iles qui peuvent rallier les masses. Celle de M. de compliquée pour atteindre ce résultat. Léon XIII un tact politique très fin en séparant les divers élé- 3e M. de Mun et en encourageant vivement ce dernier I sociale, tout en lançant simultanément au peuple un is large et plus facile à comprendre et à suivre. I soit, la forte opposition que le plan de M. de Mun 1 les rangs conservateurs, montra que l'œuvre entreïillant catholique était supérieure aux forces d'un qu'il fallait une plus haute autorité pour y réussir. 15 elle dut faire pressentira Léon XIII les immenses aurait à vaincre au moment où il interviendrait luîectuer l'union des catholiques. Si malgré cette pré- :ula pas, c'est que l'inéluctable nécessité de la ligne l'il crut devoir leur proposer, dut lui apparaître avec évidence.
tenant un coup d'oeil rétrospectif sur la situation de oint de vue politico-religieux. Nous avons parlé plus rsécution contre les congrégations religieuses ; nous î revendications de Léon XIII et les conseils qu'il ncyclique Nobilissima Gallorum gens ; nous avons laintes du Pape à M. Grévy, président de la Répusituation faîte aux catholiques, et la réponse de ndant les onze ans écoulés depuis le début de son n XIII s'était borné à recommander d'une manière Français l'union entre eux et la subordination au : à l'épiscopat. Vis-à-vis du gouvernement, il avait ïgocié pour maintenir la situation faite à l'Église par