‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 145 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME

ment l^al de la France, à tous vous demandez de placer résolument l'Église au-dessus des partis. >

La lettre d'adhésion de l'archevêque d'AngouIême, glissant sur le point délicat se bornait à affirmer la liberté, reconnue par tous, des convictions politiques. « Votre lettre, écrivait Mgr d'AngouIême à l'archevêque de Paris, soulage les consciences et ramène la paix dans

Mgr Lagrange, dvéque de Chartres.

les esprits inquiets. Sans doute l'Église accepte les formes de gouvernement établies, et traite avec les représentants des pouvoirs de fait. Mais suit-il de là qu'elle enseigne l'indifférentisme à l'égard du droit historique, des traditions et des institutions politiques d'un pays? qu'elle demande le sacrifice des opinions personnelles, inspirées par un désir sincère du bien public ? Non ! Elle éclaire, elle subordonne. Mais elle ne supprime pas... Sans s'inféoder à aucun

pour n'en froisser aucun, et parce qu'elle est au-dessus de îar sa nature même et sa fin, sans intervenir dans la politique sure des Etats, l'Église nous invite à unir tous nos efforts en r d'intérêts très supérieurs. Sous ses drapeaux se rencontrent Dmmes dont les convictions politiques ne sont pas les mêmes, leur imposer de sacri6er leurs sentiments, elle leur demande intente énergique, loyale, désintéressée, pour conjurer un :r imminent et commun. :s>

r contre l'adhésion d'autres évêques indiquait clairement qu'ils étachaient complètement des partis monarchiques. Ainsi jOux,évêque de Versailles, écrivait qu'il était temps de l séparer gion des partis politiques qui s'en sont fait un monopole, pour :r toute son attention et toute son énergie au problème capital eure présente : la France restera-t-elle chrétienne, ou cesserade l'être » ?

fr Fava, le grand et perspicace ennemi de la franc-maçonnerie, 3it assez longtemps pour manifester sa manière de voir. Enfin juin, par une lettre adressée à son clergé, il se prononça avec ■nière netteté pour l'adhésion à la forme républicaine : « Afin, -il, que nous ne soyons pas accusés de tramer un complot : les institutions républicaines, voici ce que nous déclarons puîment et solennellement pour vous et pour nous: Art. i. Nous tons la forme du gouvernement qui est celle de la France rd'hui, c'est-à-dire la république. Nous voulons un chef qui îtholique : c'est la loi de notre pays. Nous voulons un gouvernt qui s'inspire dans ses lois et dans son action des croyances liques, religion de la très grande majorité des Français... > [r Isoard, évêque d'Annecy, qui avait dès la première heure Lidi au toast d'Alger, revint sur ses idées dans une lettre jée le 27 avril à M. Jules Ferry. II s'y déclare de nouveau incu que « le gouvernement monarchique héréditaire est im- )le en France; et que la forme républicaine répond à la période

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