‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 152 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME

est en proie à cette inquiétude sourde quî enlève aux plus confiants la sécurité du lendemain. > Le 19 juillet, il déclarait qu'il fallait combattre les candidats catholiques républicains et leur opposer une < résistance déterminée >. Quant aux candidats simplement catholiques, les monarchistes pourraient les soutenir.

Ces candidats simplement catholiques étaient ceux dont Y Union de la France chrétienne représentait les aspirations. La déclaration des membres de cette union, datée du 19 juin 189 1, exposait ainsi le principe sur lequel elle était fondée : « Répondant à lappel de Son Ém. le cardinal archevêque de Paris et nous associant à la grande pensée d'union qui a inspiré sa Lettre aux catholiques sur leur devoir social, nous demandons le concours des chrétiens, de tous les honnêtes gens, quelles que soient leurs opinions politiques, pour défendre et réclamer d'un commun accord les libertés civiles, sociales et religieuses dont on les dépouille. >

Le 28 avril, au XX® congrès des catholiques de France, M. Chesnelong avait précisé l'idée mère de l'association nouvelle. « Union de tous les catholiques entre eux, sans acception de partis politiques, sur le terrain de la revendication et de la défense des lois et des libertés de la France chrétienne, et par conséquent de l'abrogation ou de la révision des lois qui ont sacrifié ou mutilé ces libertés; — alliance avec tous les hommes loyaux et sincères, qui, sans partager absolument toutes nos croyances, s'associeraient nettement et explicitement, par amour de la justice, à nos revendications; — pas d'exclusion contre les candidats, quelles que soient leurs aspirations politiques, qui s'engageraient à demander les réparations qui sont dues à la France chrétienne; mais à aucun prix pas de complaisances — elles seraient coupables — pour ceux qui, soit par passion, soit par faiblesse, se montreraient hostiles à ces réparations. »

Le défaut originel de cette Union, le point quî la séparait de la politique du Pape,exposée par les cardinaux Lavigerie et Rampolla, c'est qu'elle se disait neutre en politique, alors que la politique

LE PAPE LÉON Xlli:

demandait la reconnaissance loyale de la forme existante lement, ce qui est plus que la neutralité. En outre, les le l'Union, en général fort bons catholiques, étaient en 35 monarchistes et ne pouvaient se dégager suffisameur passé pour soutenir efficacement, dans une action . SB

M. Chesnelong.

a politique de Léon XIII. La neutralité de l'Union ; guère qu'une étiquette et se résolvait pratiquement en ; monarchisme.

d'Hausson ville lui décerna-t-il un saiis/ecii d&ns son Toulouse du 19 juillet 1891. <S. Dans le manifeste qu'a

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