‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 157 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME

par la simple énumératîon des grîefs de TÉglise : « Abrogation des lois sur les prières publiques, et le repos dominical; proscription du crucifix de Técole, interdiction à la troupe de prendre part à des cérémonies religieuses ; restriction à la liberté des évêques dans leurs relations nécessaires avec Rome, et dans les nominations ecclésiastiques ; jurisprudence nouvelle autorisant le mariage du prêtre ; suppression du traitement des chanoines et du plus grand nombre des vicaires ; réduction progressive du budget du culte ; pénalités arbitraires frappant le clergé dans la pauvre subvention qui lui appartient ; administration civile et ruineuse dés menses épiscopales durant la vacance des sièges ; expulsion des religieux ; lois fiscales tendant à Textinction des communautés, lesquelles, outre l'impôt de mainmorte qui les met dans le droit commun, sont frappées de deux charges d'exception : un impôt sur un revenu qui n'existe pas, et, à la mort de leurs membres, un droit d'accroissement pour une mutation qui n'existe pas davantage et qui fait double emploi avec le droit de mainmorte, destiné à racheter la mutation absente ; — radiation de la religion dans les programmes universitaires ; laïcisation des écoles primaires, oîi le prêtre n'est plus admis, ni le catéchisme enseigné ; mesures de toute sorte contre la liberté de l'enseignement libre, secondaire et supérieur ; suppression des bourses d'études ecclésiastiques ; enrôlement des séminaristes ; abrogation de la loi sur l'aumônerie militaire ; rétablissement du divorce ; laïcisation des hôpitaux ; assujettissement des conseils de fabrique aux conseils municipaux ; retrait de la personnification civile des diocèses, difficultés croissantes élevées contre les libéralités au profit d'œuvres pieuses. »

La conclusion de cet acte d'accusation aurait été pour les monarchistes: « Donc renversons la République, auteur de tous ces maux. » La conclusion des cardinaux était diamétralement opposée et avec raison, car supposant la République renversée et la monarchie établie, celle-ci ne devra-t-elle pas compter avec le parti antireligieux ?

nei

s'eî

L'ii

îr (

que is F : c(

ititutionne], se proposer avant tout la défense Par conséquent : « Respect des lois du pays, ; heurtent aux exigences de la conscience ; nts du pouvoir ; acceptation franche et loyale ues, mais, en même temps, résistance ferme a puissance séculière sur le domaine spirituel, ïnéreux aux œuvres qui ont pour objet de Stienne les éléments de sa vie propre, notamseigneraent, d'apostolat et de charité ; enfin :toraI, dont l'accomplissement par tous les -ait une représentation nationale capable ation, les réformes nécessaires à la paix pudocument cardinalice, ce en quoi il différait ; l'épiscopat, c'était la reconnaissance de la nt il proclamait ouvertement la nécessité. Là ; la déclaration et de l'adhésion que lui donna ainsi, et, pour quelques-uns, modifiant l'attionse du cardinal Richard. La déclaration des lu i6 janvier 1892. Un mois après, soixanteit adhéré, en sorte qu'elle devenait la déclaançais tout entier ou peu s'en faut. Le nom /int bientôt s'ajouter à celui de ses cinq émince.

Page 1