‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 165 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME

prime tout avantage terrestre : la Religion, la cause de Jésus- Christ. En ce point comme en tout, cJurchez d abord le royaume de Dieu et sa justice^ et le reste vous sera donné par surcroît, >

« Cette idée-mère, qui domine toute Notre encyclique, n a pas échappé aux ennemis de la religion catholique. Nous pourrions dire qu'ils ont été les plus clairvoyants à en saisir le sens, à en mesurer la portée pratique. » De là redoublement d acharnement chez les hommes du parti hostile à TÉglise, acharnement qui s'est traduit par des faits déplorables, dont ^ nombre d'hommes peu suspects de partialité envers TÉglise :^ se sont montrés indignés.

En présence de cet état de choses, le silence du Pape eût été coupable devant Dieu et devant les hommes. « Il eût semblé que Nous contemplions d'un œil impassible les souffrances de Nos fils, les catholiques français. On eût insinué que Nous jugions dignes d'approbation, ou pour le moins de tolérance, les ruines religieuses, morales, civiles amoncelées par la tyrannie des sectes antichrétiennes. On Nous eût reproché de laisser dépourvus de direction et d'appui tous ces Français courageux qui, dans les présentes tribulations, ont plus que jamais besoin d'être fortifiés. > Le clergé surtout avait droit à cette direction et à cet appui. De plus le Pape doit affirmer son droit divin d'enseigner « en face de ceux qui, sous prétexte de distinction entre la religion et la politique, prétendraient en circonscrire l'universalité ». Il espère « que la vérité finira par se frayer un chemin jusque dans les cœurs qui lui résistent, peut-être avec un reste de bonne foi ».

Une fois encore, comme dans son encyclique, il fait appel non pas aux seuls catholiques, mais « à tous les hommes de sens et de droiture, afin que tous se hâtent d'arrêter la France sur la pente qui mène aux abîmes ». « Mais, continue-t-il. Nous l'avons également expliqué et Nous tenons à le redire, pour que personne ne se méprenne sur Notre enseignement : un des moyens d'amener l'union nécessaire au salut de la religion et de la France est d'accepter

avec cette loyauté parfaite qui convient au civil dans la forme, où, de fait, il existe. Ainsi nce le premier Empire, au lendemain d'une tnte anarchie ; ainsi furent acceptés les autres xhiiques soit républicains, qui se succédèrent

slle ce qu'il a dit dans l'encyclique touchant la iptation : l'exigence suprême du bien commun, ns une société, il existe un pouvoir constitué nlérêt commun se trouve lié à ce pouvoir, et

raison, l'accepter tel qu'il est. C'est pour ces ns que Nous avons dit aux catholiques français; que, c'est-à-dire le pouvoir constituée! existant z-le, soyez-lui soumis comme représentant le :u. »

[is sincèrement catholiques n'ont pas compris ts. Léon XIII les explique à nouveau par la

contingence des formes du pouvoir et de ses îion. Le pouvoir en lui-même est toujours de it pas toujours de même de ses diverses formes lission. D'ailleurs toutes les institutions humaiar nature. La politique fournit sans cesse des ments inattendus. « Ces changements sont loin times à l'origine; il est même difficile qu'ils le ■rùerium . suprême du bien commun et de la

impose l'acceptation de ces nouveaux gouverait à la place des gouvernements antérieurs qui, s. Ainsi se trouvent suspendues les règles ordiission des pouvoirs, et il peut se faire même ^ se trouvent abolies. »

nsuite sur la distinction entre les pouvoirs cons- :on et déclare que personne ne peut trouver

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