‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 167 sur 255 · CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME

catholiques se multiplient en France ! « A ce prix, on peut espérer que l'esprit chrétien se maintiendra vivant, laborieux, communîcatif ; et il portera la lumière de la foi au fond de toutes les âmes qui Tont perdue ou qui ne Tont plus que vacillante et inerte. > Cet affaiblissement de la foi vient de Toubli croissant des vérités chrétiennes. « Partout et toujours l'ignorance fut la grande ennemie de T Église de Jésus-Christ ; elle Test encore aujourd'hui, en France. Ou bien Ton ignore totalement, ou bien Ton ne connaît pas sous leur vrai jour et les sublimes mystères de la religion chrétienne, et les bienfaits incomparables prodigués à l'humanité par le Rédempteur du monde, et le rôle salutaire de cette société divine qui s'appelle l'Église, maltresse infaillible de vérité,sanctificatrice des âmes, par conséquent source première de perfection pour les individus comme pour les peuples. Cette ignorance, exploitée par la calomnie, envahit les masses populaires, qui tombent dans le sommeil de l'indifférence et laissent le champ libre à tous ces ennemis de l'Église, acharnés pour la bannir de la moindre participation à la vie sociale de l'humanité. »

Enfin le Saint- Père répète et accentue ce qu'il avait dit précédemment touchant le concours à demander pour l'œuvre de la régénération de la France à ceux même qui n'ont pas la foi. Léon XI H, en cela, se montre singulièrement perspicace, et c'est à bon droit qu'il fait entrer cet élément en ligne de compte dans ses prévisions consolantes pour l'avenir d'un pays qui lui est si cher. Ces paroles du Vicaire de Jésus-Christ sont à méditer : « Une importante observation terminera ce que nous voulions dire : il est vrai que le progrès de la vie religieuse dans les peuples est une œuvre éminemment sociale, vu l'étroite connexion entre les vérités qui sont l'âme de la vie religieuse et celles qui régissent la vie civile ; il résulte de là une règle pratique qu'il ne faut pas perdre de vue, et qui donne aux catholiques une largeur d'esprit toute caractéristique. Nous voulons dire que, tout en se tenant ferme dans

ïtîon des dogmes, et pur de tout compromis avec l'erreur, il a prudence chrétienne de ne pas repousser, disons mieux, tir se concilier dans la poursuite du bien, soit individuel, soit urtout, le concours de tous les hommes honnêtes. La grande é des Français est catholique. Maïs parmi ceux-là même nt pas ce bonheur, beaucoup conservent malgré tout un e bon sens, une certaine rectitude que l'on peut appeler le ;nt d'une âme naturellement chrétienne ; or ce sentiment ;ur^onne, avec l'attrait du bien, l'aptitude à le réaliser, et me fois ces dispositions intimes, ce concours généreux, leur : de préparation pour apprécier et professer la vérité chré- Aussi n'avons-Nous pas négligé, dans Nos derniers actes, de 1er à ces hommes leur coopération pour triompher de la ition sectaire, désormais démasquée et sans frein, qui a conruine religieuse et morale de la France. Quand tous, s'éleii-dessus des partis, concerteront dans ce but leurs efforts, mêtes gens, avec leur sens juste et leur cœur droit, les ;s avec leur sagesse, les jeunes gens avec leur esprit d'iniles familles de haute condition avec leurs saints exemples ; ; peuple finira par comprendre de quel côté sont ses vrais sur quelles bases durables doit reposer le bonheur dont il alors il s'ébranlera vers le bien, et dès qu'il mettra dans la des choses sa volonté puissante, on verra la société transtenir à honneur de s'incliner elle-même devant Dieu pour iter à un si beau et si patriotique résultat ». s avons souligné la fin de la période afin d'attirer l'attention : du lecteur sur l'idée qui donne la clef de l'attitude de cm à l'égard des Français.

e intention n'est pas de commenter ici ces actes d'ailleurs rs du Souverain- Pontife. Quelques réflexions cependant nous it utiles pour en préciser le sens et à en déterminer la portée.

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