‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 198 sur 255 · I. Figaro du 21 janvier · texte numérisé non relu

I. Figaro du 21 janvier

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s'il produit d abord quelque confusion, quelque recul même sur les lignes de bataille, il ne faut ni s'en étonner, ni s'en alarmer : la désorganisation momentanée des cadres, indispensable pour arriver à une réorganisation mieux en rapport avec les exigences de l'époque, ne doit pas être considérée comme un malheur irréparable.

Néanmoins, ainsi que le dit M. Fr. Descostes dans une lettre du 21 août 1892 à L Univers: « la contagion de la retraite serait en ce moment nuisible aux intérêts conservateurs; elle ouvrirait des successions que la nouvelle armée conservatrice, en plein travail de constitution, serait inapte à recueillir, et sur lesquelles d'autres, tout prêts et tout équipés, se jetteraient avec une rapacité de vautour. » Il est donc à désirer que ceux, parmi les catholiques monarchistes, qui ont toujours passé pour plus monarchistes que catholiques, s'éloignent d'un champ de bataille où une attitude nouvelle les rendrait suspects à tous. Par contre les catholiques monarchistes, moins monarchistes que catholiques, ceux qui n'ont pas attendu le dernier moment pour se rallier à la politique de Léon XIII, et qui ont ainsi donné des gages non suspects de sincérité, ceux-là doivent puiser dans leur foi et dans leur amour de la patrie assez de dévouement pour continuer le combat avec une tactique différente de celle qu'ils ont suivie jusqu'aujourd'hui. >

Le travail de réorganisation des forces catholiques se fera-t-il dans des conditions satisfaisantes ? Il est permis de l'espérer, malgré l'opposition des partis monarchiques dont les manœuvres parviendront tout au plus à retarder le succès des efforts de Léon XIII. A ce titre, l'agitation qu'ils essayent d'entretenir, est essentiellement nuisible aux intérêts religieux et conservateurs. Il est hors de doute que la masse des catholiques suivra la voie indiquée par le Pape et par les évêques. Chercher à en entraîner une partie dans une autre voie, c'est commettre une faute doublée d'une imprudence, et l'on ne saurait qualifier assez sévèrement le discours prononcé au banquet

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