‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 21 sur 255 · I. René Bazin, Croquis italiens^ p · texte numérisé non relu

I. René Bazin, Croquis italiens^ p

l LE PAPE LÉON X.IIL

ui enseigna < que le travail est sur cette terre la condition natu- ;Ile de l'homme, que l'accepter avec courage est pour lui un onneur et une preuve de sagesse, que vouloir s'y soustraire c'est à , fois être lâche et trahir un devoir sacré. » Quant au capital, «le che,comme s'exprime Tertullien, a été créé pour être le trésorier de Heu sur la terre ; à lui les prescriptions sur le bon usage des biens :mporels ; contre lui de formidables menaces,s'il vient à fermer son ]eur devant l'infortune et la pauvreté, j

« Cependant cela même ne suffisait pas encore. Il fallait réunir :s deux classes, établir entre elles un lien religieux.et indissoluble, 'e fut le rôle de la charité. Elle créa ce lien social et lui donna une >rce et une douceur inconnue jusqu'alors. Elle inventa, en se mulpliant elle-même, un remède à tous les maux, une consolation à autes les douleurs. Telle fut l'unique solution qui, dans l'inévitable légalité des conditions humaines, pouvait procurer à chacun une xistence supportable. Durant des siècles, cette solution fut acceptée e tous. Sans doute on a vu se produire des actes de révolte et d'inubordination, mais ils n'ont jamais été que partiels et circonscrits. ..a foi avait de trop profondes racines dans les âmes pour qu'une clipse générale et définitive fût alors possible. Nul ne se serait ermis de contester la légitimité de cette base sociale; nul n'eût osé srmer le vaste projet de pervertir sur ce point l'esprit et le cœur es populations et de viser à la ruine totale de la société. >

Pour empêcher la réalisation de ce dessein criminel, Léon XIII emande qu'on cimente à nouveau l'édifice social, en revenant aux octrines et à l'esprit du christianisme ; € en faisant revivre, au moins uant à la substance, dans leur vertu bienfaisante et multiple, et sous elles formes que peuvent le permettre les nouvelles conditions des emps, ces corporations d'arts et métiers, qui jadis, informées de la pensée chrétienne et s'inspirant de la maternelle sollicitude de Église, pourvoyaient aux besoins matériels et religieux des ouvriers, îur facilitaient le travail, prenaient soin de leurs épargnes et de

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