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liberté religieuse, car je fi en ai pas cC autre (sic), et le programme de cette république franc-maçonne et juive... qui ne saurait jamais être, telle qu'elle est, la République des chrétiens et des honnêtes gens que vous êtes! »
Parallèlement à cette reconnaissance implicite de l'indispensable nécessité de la politique de Léon XIII, continuait à se développer, dans les milieux monarchistes, une opposition tantôt sourde et tantôt bruyante à cette politique de salut. Cette opposition ne lempêchait pourtant pas de commencer à produire ses résultats.
Un des premiers effets de la direction donnée par Léon XIII à l'action catholique, fut de détourner la lutte électorale du terrain religieux. En présence de la pacification qui s'était produite dans les esprits, les hommes politiques les plus avisés du parti dominant comprirent qu'ils n'avaient plus à chercher le succès dans te mot d'ordre qui avait valu à Gambetta ses plus beaux triomphes. M. Constans, dans son discours-programme de Toulouse, renonçait explicitement à cette formule et recommandait aux républicains < la tolérance de la liberté d'autrui, même lorsqu'elle nous gêne >. ^ Longtemps, ajoutait-il, les catholiques, mêlant la religion à la politique, ont lutté contre nous, longtemps nous avons dû lutter contre les catholiques, tout en respectant le pacte qui s'appelle le Concordat. Aujourd'hui les catholiques, obéissant à l'ordre que leur en a donné le chef de la catholicité, déclarent renoncer aux hostilités. Nous les suivrons sur ce terrain nouveau, car nous n'avons aucun intérêt à entretenir la division au sein des enfants de la même patrie. »
L'orateur affirmait cependant que les lois existantes devaient être maintenues.Ce n'était donc pas le désarmement qu'il proclamait, mais c'était au moins la cessation de l'offensive et de la marche en avant. Or de quoi avaient vécu jusque-là la politique républicaine de la concentration, si ce n'est de l'offensive et de la marche en avant ? Il y avait donc quelque chose de changé, et ce quelque chose