CHAPITRE VINGT-SIXIÈME
suisse de sa généreuse initiative : « Le Saint- Père, écrivait ce prélat à M. Decurtins, a loué votre projet qu'aucun autre ne pourrait surpasser en noblesse et en sainteté. En effet protéger l'enfance, afin que ses forces ne soient pas consumées avant le temps par des fatigues prématurées et que son innocence ne soit pas mise en péril; restituer les mères de famille à leur ménage et à leur mission propre
et empêcher, que fixées à l'atelier, elles ne soient détournées de leur tâche naturelle ; étendre aussi la protection aux ouvriers d'âge viril, pour que leur labeur journalier ne se prolonge pas au delà des justes limites ; enfin garantir par la loi civile le repos des jours de fête dont la sanctification est présente par Dieu lui-même : ce sont là des choses qui, d'une part, sont déjà inculquées par les préceptes delà religion chrétienne et par les lois de l'humanité, et qui, d'autre
LE PAPB LÉON XIIL
t un moyen opportun pour arrêter la peste morale qui s les vemes de la société humaine '. > ;rnement suisse adopta la proposition de M. Decurtins, îciellement les puissances à prendre part à une confée tiendrait à Berne, i en vue de préparer un congrès où .minées les conditions d'une législation internationale du -a plupart des gouvernements accueillirent avec une ïarticulière, les ouvertures du Conseil fédéral, et, selon de M. SpuUer, ministre des Affaires étrangères de la française, tinrent à honneur de i s'associer à lui dans la tes solutions que de telles questions demandent ». * ces entrefaites, une voîx plus haute retentit dans le empereur d'Allemagne faisait sien le projet du conurgeois et de la république helvétique. C'est à Berlin s à Berne qu'allaient se tenir les assises de la diploîte à la gloire de la Suisse qu'elle a eu l'initiative de cette te et en a préparé la réalisation. Guillaume II s'est prendre la direction d'un mouvement déjà commencé, iner vers Berlin les diplomates déjà en route pour
i rescrit du 4 février 1890, adressé au prince de Bisipereur disait :
décidé à travailler à l'amélioration du sort des ouvriers dans les limites de la protection que je dois à l'industrie pour lui laisser la possibilité de soutenir la concurrence irchés internationaux et d'assurer les moyens d'existence aussi bien qu'aux ouvriers. Les difficultés qui s'opposent tion du sort des ouvriers peuvent, sinon disparaître absomoins être atténuées, au moyen d'une entente avec les ^minent ensemble le marché industriel. > L'empereur nsuite son intention de consulter la France, l'Angleterre,
) Catlolica, i" mars 1890.