CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME
Considérant ensuite le droit de propriété dans sa relation avec la famille, l'encyclique en établit les fondements avec une solidité de plus en plus grande. Et d'abord la famille existe de droit naturel, indépendamment de l'État et antérieurement à l'État € Aucune loi humaine ne saurait enlever d'aucune façon le droit naturel et primordial de tout homme au mariage, ni circonscrire la fin principale pour laquelle il a été établi par Dieu dès l'origine : Croissez et multiplieZ'Vous. Voilà donc la famille, c'est-à-dire la société domestique, société très petite, sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile, à laquelle, dès lors, il faudra de toute nécessité reconnaître certains droits et certains devoirs absolument indépendants de l'État. >
Parmi ces droits, il faut compter le droit de propriété, considéré dans € l'homme constitué chef de famille >, et il faut appliquer ici ce qui a été dit de l'individu isolé. La personne humaine reçoit dans la famille comme une sorte d'extension. Le chef de famille doit pourvoir au bien de ses enfants, il doit avoir soin de leur avenir et les défendre, au moyen d'un patrimoine, contre la mauvaise fortune. < Mats ce patrimoine, pourra-t-il le leur créer sans l'acquisition et la possession de biens permanents et productifs qu'il puisse leur transmettre par voie d'héritage } > Ainsi l'existence de la famille exige la propriété privée. Mais la famille est une société véritable, gouvernée par le pouvoir paternel. < C'est pourquoi, toujours dans là sphère que lui détermine sa fin immédiate, elle jouit, pour le choix et l'usage de tout ce qu'exigent sa conservation et l'exercice d'une juste indépendance, de droits au moins égaux à ceux de la société civile. Au moins égaux, disons- Nous : car la société domestique a sur la société civile une priorité logique et une priorité réelle, auxquelles participent nécessairement ses droits et ses devoirs. >
Il découle de là que l'État ne peut envahir arbitrairement le sanctuaire de la famille. Sans doute il peut intervenir pour arracher à une situation désespérée une famille qui essaie en vain d'en sortir,
nille les droits mutuels gravement n secours porté à une famille, qui société, ou une défense des droits :tion du pouvoir civil. < L'autorité 5 ni absorbée par l'État, car elle e prend la sienne. » Les enfants, , ne s'incorporent à la société civile ciété domestique dans laquelle ils , monstrueuse injustice du système idence paternelle la providence de ille. Les funestes conséquences de es que son injustice : € ce sont la de la société ; une odieuse et insup- ;itoyens ; !a porte ouverte à toutes ntements, à toutes les discordes ; ! leurs stimulants, et, comme cons taries dans leur source ; enfin, à ;e, l'égalité dans le dénûment, dans
'opriété collective est donc absoluciable à ceux-là même qu'on veut oits naturels des individus, comme :l troublant la tranquillité publique, dément à poser par tous ceux qui peuple, c'est l'inviolabilité de la convient-il de chercher le remède ire aborder ce sujet dans la plénî- >ir, car l'Église seule, dont il est le ne solution efficace, es gouvernants, des maîtres, des nés » est également nécessaire, seront vains. L'Église seule peut.