‹ Le pape Léon XIII (volume 2)Chapitre 91 sur 255 · I. L* Hymne à Satan, Vinnoa Satana^ de Carducci · texte numérisé non relu

I. L* Hymne à Satan, Vinnoa Satana^ de Carducci

^§flp. TrBntE^etmnièmE.

(Ï890-1893.) ers ëcbos du iuUurkampf. — Restitution suz ëvâqoes de 20 mllUoni retenus sur les tralteTneuts eccl tel astiques. — Jùblld et mort de VTlndthorst — Visite de l'empereur d'Allemagne au Saint-Père. — Le Centre et la loi militaire.— Lea catholiques allemands et Is triple alliance. — Situation actuelle du Centre : ses dangers. — Uon XIII et l'Autriche. — État rellifleux de l'empire auBtro-liongrola. — François-Joseph et Léon XIII lors de la mort du prince Rodolphe. — Lettre du Pape à l'rfplacopat autrichien. — Réforme des bénédictins en Autriche. — Réforme des franciscains. — La question des mariages mixtes en Hongrie.

\. révision des lois de mai, qui eut lieu en 1 887, avait été suivie d'une période de tranquillité, au cours de laquelle il n'y eut guère de négociations importantes avec Rome. Nous croyons cependant devoir relever quelques faits auxquels le Vatican fut plus ou moins directement mêlé. Même après les victoires successives remportées par la diplomatie pontificale et par le Centre, il restait encore bien des traces du kulturkampf &. bien des ruines à relever. La première question qui se posa au lendemain de l'abolition du sperrgesetz (lot suspendant le paiement des traitements ecclésiastiques), fut celle de l'emploi du fonds de vingt millions formé au moyen des traitements suspendus,

M. de Bismarck eût voulu arranger cette affaire avec Rome sans passer par le landtag prussien. Mais le Saint-Siège ne crut pas devoir se prêter à cette manière trop commode de lui endosser les difficultés et les responsabilités de la situation. Il fît entendre qu'il s'agfissaît d'une question d'ordre intérieur, qui était de la compétence du Centre et de l'épiscopat prussien. Il fallut donc renoncer à négocier sur ce point avec la cour de Rome.

On essaya longtemps de retarder la solution du problème et lorsque l'on se décida à la soumettre aux Chambres, le chancelier de fer

n'était plus là pour affronter l'opposition que devait soulever le projet. Sa démission avait été acceptée le 20 mars 1 890 par le jeune empereur d'Allemagne.

Cette démission ne fut pas volontaire. Le prince de Bismarck était trop autoritaire, pour marcher longtemps d'accord avec un souverain épris de réformes, disposé à compter avec les aspirations du peuple, et d'autre part aussi absolu dans ses volontés que pouvait l'être le chancelier lui-même. Une tension pénible n'avait pas tardé à régner entre Guillaume 1 1, qui se sentait le maître et voulait l'être effectivement, et son premier ministre. Ce dernier comprit que son règne était fini. Il se retira, et les faveurs dont l'empereur voulut couvrir la retraite* du chancelier ne dissimulèrent pour personne la réalité d'une disgrâce, dont M. de Bismarck lui-même fit éclat.

Dans sa carrière politique, le prince de Bismarck n'avait été vaincu jusque-là que par une seule puissance : celle de l'Église. Il avait eu la sagesse de le reconnaître et s'était efforcé de faire succéder la paix à la guerre. Les catholiques s'en souvinrent et le lui témoignèrent, tout en admirant les voies de la Providence dans la chute de cet homme qui, pendant tant d'années, s'était élevé contre l'Église du Christ.

Le successeur de M. de Bismarck, le général comte de Caprivî, était animé d'intentions pacifiques à l'égard des catholiques. Cependant les débuts du nouveau chancelier ne furent pas de nature à satisfaire le Centre.

Le projet de loi concernant le fonds ecclésiastique, sperrgelder^ déposé par le ministre des cultes M. de Gossler, attribuait ces millions à l'État, en garantissant aux douze diocèses prussiens une rente annuelle de 700,000 frs., dont l'emploi devait être réglé par le ministre des cultes. En réalité celui-ci restait le maître d'accorder ou de refuser aux évêques la somme qui leur revenait.

La presse protestante trouva la solution admirable, la presse

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