‹ Le pape Léon XIIIChapitre 107 sur 248 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

royal ; puis, quand le St-Siège eut été contraint de tolérer cette présentation, en continuant, sous de vains prétextes, le même déni de justice, aggravé par les procédés les plus injurieux pour la personne des évêques, procédés dont le représentant du Pape dans son Église de Pérouse, Mgr Laurenzi, était lui-même la victime. Léon XIII condamne ensuite les prétentions élevées par le gouvernement italien au patronat royal ou droit de nomination à certains sièges épiscopaux, privilège qu'il n'a jamais possédé, mais que sa conduite à Tégard de l'Église aurait suffi à lui faire perdre de plein droit, quand bien même il l'aurait possédé légitimement.

Cette lettre fut considérée comme un événement. La plupart des organes libéraux y virent une déclaration de guerre à l'Italie. Il en est qui eurent assez de loyauté pour reconnaître que les plaintes du Pape étaient justifiées par la manière d'agir du gouvernement. Quant à ce dernier, il continua si bien dans ses errements, qu'on en vint à exiger la taxe dite de richesse mobilière sur les secours annuels que le Pape envoyait aux évêques privés de leurs revenus, et à déclarer qu'on présumait, jusqu'à preuve contraire, la continuation ininterrompue de ces secours !

Japitre Stptitmt.

Coup d'œll rétrospectif sur le Kultorkampf en Prusse. — Échange de lettres entre Léon XIII et Guillaume I. — Pourparlers de Kisslngen. — Lettre de Léon XIII au cardinal Nina et à l'archevôque de Cologne. — Chute du ministre Falk et fin de la période aiguë du Kultur-

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