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donnée aux divers instituts séculiers et régu bliedans les écoles catholiques. Les bruyant res ont cessé d'agiter les esprits. Les philosc mêmes applaudissent à l'activité intellectue parole de Léon XIII, et dont ils reçoiven sonne, aujourd'hui, ne croît plus qu'il suffi; teries sur Aristote et les distinctions réelles [ arguments de la scolastique. Tout le monde i . les doctrines du Stagyrite et de S. Thomas u la pensée humaine. On revient à l'étude de beaucoup, cette étude n'aura qu'un but de curi d'autres, elle sera une des formes de la rech phique. Pour tous elle constitue une évolu catholique dans la direction de la philosophie immense résultat dû à l'initiative de Léon y,
Si l'on veut avoir une idée du mouvemei monde ecclésiastique l'encyclique Aeterni P dérer le développement qu'ont pris les étude tienne de Rome, ce centre oh. afflue de tous une élite déjeunes clercs, destinés à répanc pays d'origine, la méthode et les doctrines f vertes sous les yeux et par les mains du Pas bre des élèves de cette Université augmenti l'avènement de Léon XIII, ils étaient 375 cation de la bulle Aeterni Patris, on en comj deux ans après, plus de 800; et pour l'annét Ces résultats indiquent qu'il y a dans la | mouvement intense vers Rome et les doc mouvement qui se répercutera au sein de allumera de nouveaux et actifs foyers de phil ad mentem Aquinatis.
Dans le bref cité plus haut, Léon XIII se réjouit du succès de la grande école théologique et philosophique de la Compagnie de Jésus: « Nous sommes heureux, dit- il, que dans T Université pontificale Grégorienne, établie pour ainsi dire sous nos yeux, et à laquelle nous avons consacré des sollicitudes et des soins attentifs, il ait été largement satisfait à nos désirs et à nos ordres. C'est pourquoi nous la voyons fleurir par le grand nombre des élèves et par la réputation d'une doctrine droite et solide. »
Un certain nayau d'opposition à la réforme théologique et philosophique continua à subsister dans quelques diocèses du Nord de ritalie, où les idées de labbé Antoine Rosmini conservaient de nombreux adeptes. Les doctrines de ce penseur, malgré leur affinité avec celles de Gioberti et de Tontologisme, n'avaient pas subi de condamnation explicite. Ses œuvres avaient même été l'objet d'un décret, dimiitantur, du Saint-Office, cette Congrégation n'ayant pas jugé opportun de se prononcer sur elles. De là d'ardentes polémiques entre partisans et adversaires de Rosmini. La chose se compliquait de tendances politiques. Les disciples de Rosmini inclinaient, comme leur maître, vers l'unité italienne. Les discussions les plus acerbes sur la philosophie rosminienne, ou autour d'elle, s'étant produites jusque dans les journaux, Léon XIII intervint en 1882, pour recommander la modération et la confiance dans le jugement du Saint-Siège, qui déciderait toutes choses en temps opportun. Enfin, le 14 décembre 1887, parut un décret du Saint-Office, condamnant quarante propositions extraites des œuvres de Rosmini. Elles se référaient surtout aux doctrines du philosophe de Rovereto sur l'origine des idées, sur l'ontologie, sur la théologie naturelle. Le décret du Saint-Office ayant rencontré une vive opposition et suscité des interprétations arbitraires, Léon XIII y mit un terme en condamnant, par lettre à l'archevêque de Milan, l'opinion de ceux qui disaient « qu'on pouvait résister impunément au décret ; qu'il avait
été rédigé presque approbation. Dans le Pontife le consei hautement ce perfi cens, malgré la c devoir. î
Les derniers re Aetemi Patris fur que nous venons d blir dans les écoles
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La question scolaire en Belgique. — Attitude des évêques, — Attitude du Saint-Siège. — Échange de vues entre Bruxelles et Rome. — Actes épiscopaux. — Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican. — l-éon XIII rétablit la concorde parmi les catholiques belges.
I BORDONS le récit d'un incident d'autant plus pénible au cœur de Léon XIII, que le coup lui vint d'un pays qui lui est particulièrement cher : la Belgique. Le peuple belge,hâtons-nous de ledire.toujours foncièrement catholique dans sa presque unanimité,n'y Jt pour rien, et le gouvernement, alors au pouvoir, a seul la responabîlité ducondit diplomatique qui se termina parle rappel de la lé- :ation belge auprès du Vatican.
La présentation de la loi de 1879 sur l'enseignement prïmairejes rotestations que ce projet suscita de la part de l'épiscopat belge et émoi du pays tout entier, l'attitude à la fois audacieuse et cauteleuse u cabinet libéral dans les mémorables débats qui eurent lieu à la hambre, l'échange de vues qui en même temps se poursuivait entre ; Saint-Siège et le gouvernement belge, en un mot, l'ensemble des lits qui caractérisaient la situation politico- religieuse en 187g, font e cette année une des périodes les plus critiques de l'histoire parimentaire et ecclésiastique de la Belgique. ■
Pour juger sainement les événements qui se passèrent alors, il onvient avant tout de distinguer les situations et les points de vue ivers des parties en cause, à savoir le cabinet libéral, l'épiscopat elge et le Saint-Siège. En ce qui concerne le cabinet libéral, son
but était d'exécuter un des points les plus importants du programi de 1846 : la sécularisation complète de l'enseignement primaire. 1 sait ce que signifie dans le langage des loges ce mot retentissai soustraire l'éducation du peuple à l'action de l'Église, former t génération sans foi, tel est le but poursuivi. Toutefois, les chefs plus avisés du parti libéral sentaient bien que les temps n'étai< pas mûrs pour cette réforme, et que mieux eût valu continuera p< bruit la tactique suivie jusqu'alors, fausser dans la pratique la loi 1842, et préparer ainsi le moment où un changement radical eût s'opérer sans trop froisser la conscience publique. Mais l'on et poussé par les loges et par le parti avancé, et il fallait agir. La siti tion du ministère était complexe. Pour suivre le courant domina il fallait exclure de l'école toute influence religieuse ; pour ne | s'aliéner ta masse de l'opinion, U était nécessaire de persuai qu'on n'était pas hostile à cette influence en elle-même, mais l'intervention du clergé à titre d'autorité dans l'école. Il fallait ch; ger la base même du système en vigueur, et persuader en mêi temps au public que rien n'était changé. On s'en tira avec habil peut-être, en tous cas sans franchise. On eut recours à un arti vraiment digne de Byzance, en vertu duquel l'école devait être à fois religieuse et non reh'gieuse. Un local était mis à la dispositi du prêtre dans le bâtiment de l'école, pour y donner l'instructi religieuse en dehors des heures de classe. On espérait ainsi, à foi de distinctions subtiles et de nuances changeantes, arriver à conte ter tout le monde, et l'on aurait pu répéter avec la chauve-souris fabuliste :
Je suis oiseau, voyez mes ailes !
Je suis soDris, vivent les rats !
Mais il n'en demeurait pas moins évident que l'idée-mère < avait dicté le projet de loi, c'était la sécularisation de l'enseigi ment primaire, c'est-à-dire la suppression de l'influence religlei dans l'éducation et l'instruction de l'enfance, et par suite la format!
d'une génération indifférente, but final poursuivi par le parti' de la libre-pensée. Grâce à l'attitude compliquée qu'il avait adoptée et grâce aux équivoques qu'il s'efforçait d'accréditersur la naturedu projet de loi, le ministère libéral espéra faire servir le Saint-Siège à ses desseins. C'est pourquoi M. Frère-Orban renonça, provisoirement, à exécuter une mesure qu'il avait annoncée dans l'opposition et même depuis son entrée au ministère : il consentit au maintien de la légation belge auprès du Vatican. La menace de la suppression de cette légation devait être son ultima raito^dans le cas oii il n'aurait pu obtenir une action du Saint-Siège selon ses vues. On comprend dès lors dans quel esprit furent conduites les négociations avec Rome, et combien peu de bonne foi y apporta le ministre belge.
Quelle était maintenant l'attitude de l'épiscopat ? Elle était telle qu'on devait l'attendre de pasteurs zélés pour le salut des âmes, qui connaissaient de longue main l'adversaire auquel ils avaient affaire, son but avéré et l'histoire du parti libéral en matière d'enseignement. Sans donc se préoccuper des subtilités du projet de loi, les évêques dénoncèrent ouvertement sa tendance pernicieuse, le résultat certain qui en serait le fruit, et leur volonté inébranlable de s'opposer aux dangers qui menaçaient la foi des peuples confiés à leurs soins. Ils rappelèrent aux catholiques le devoir qu'ils avaient de défendre cette foi de tout leur pouvoir, les invitèrent à opposer écoles à écoles et prirent les mesures d'application pratique qu'ils jugèrent le plus convenables au but qu'ils s'étaient proposé : sauvegarder à tout prix les âmes de la jeunesse. Cette attitude était-elle politique? Il est probable que les évêques ne se le demandèrent même pas. Elle était apostolique et digne d'évêques qui doivent rendre compte à Dieu des âmes qui leur sont confiées, et non aux hommes du plus ou moins d'habileté de leur manière d'agir au point de vue politique.
Quant au Saint-Siège, son attitude, comme son point de vue.