CHAPITRE DIXIËUE
devait différer sous certains rapports de celle de i'épisc appartenait de ne négliger aucune chance d'amener le goi belge à de meilleurs sentiments. De plus le mouvement liques était tel, l'opposition aux projets du ministère pren portions si imposantes, qu'il était permis de se dem; gouvernement, qui s'était décidé un peu malgré lui à soi tempête, ne serait pas heureux de trouver un moyen de en revenant sur ses projets et en acceptant l'intermédiaii Siège pour arriver à quelque transaction. Enfin il était i Vatican suivit avec attention les diverses phases du coi déroulait en Belgique, et pût adresser aux évêques les c rendraient opportuns les dispositions éventuelles du gou ou l'appréciation d'une situation qui se modifiait sans ce nouveaux incidents. D'ailleurs rien n'obligeait le Saint-P poser à chaque moment son autorité. Les évêques ne sont pies préfets du Pape. Ils ont leur responsabilité et leur sph propre qui, sans restreindre en rien celle du Vicaire de JÉS ne nécessite pas son intervention continue. Sans doute peut tolérer aucune erreur doctrinale dans l'épiscopat, m qui est des mesures disciplinaires, il n'y a aucune nécessi les confirme toujours de son approbation explicite. Il pei sans pour cela approuver ou désapprouver. II peut aussi officieusement, sans donner à cette approbation le cara confirmation publique. Ces principes élémentaires furent méconnus par le ministère belge, et leur oubli ne contribu rendre obscures, même pour plusieurs catholiques, des i par elles-mêmes, étaient fort explicables. Il n'en est pas que c'est dans les diverses considérations que nous venons qu'il faut chercher le motif de la longanimité du Saint-Siè| du gouvernement belge dans l'affaire qui nous occupe.
A la lumière de ces considérations, énumérons brièvemc
es phases de l'échange de vues qui eut lieu entre le Saint-Si^e cabinet belge.
1 première partie de cet échange de vues eut pour objet tude des catholiques vis-à-vis de la Constitution belge. M. Frère >sa longuement au chargé d'affaires de Belgique à Rome, ses ites à propos des attaques dont les institutions belges auraient 'objet, de la part des évêques et de certains catholiques. Le plus résultat de cette campagne fut d'obtenir l'assurance que les aliques pouvaient et devaient maintenir et défendre la Constin, et que Léon XIII n'était nullement partisan des violences ,ngage et des exagérations de polémique en quelque matière ce fût.
e reste de la correspondance diplomatique eut trait à la manière ir de l'épiscopat belge par rapport à la loi scolaire. Il convient : de rappeler quels furent les principaux actes des évêques à ce
e 7 décembre 1878, alors que toute la Belgique s'agitait dans inte de la présentation du projet de loi sur l'instruction pri- ■e, ils publièrent une première lettre pastorale Collective, oîi ils estaient en général contre la prétendue neutralité scolaire, au des droits de l'Église et des consciences, au nom de la conser- >n sociale et au nom de la constitution. Le 21 janvier 1879, ; déposé le projet de loi attendu. II excluait complètement de ieignement primaire l'influence religieuse et supprimait l'enseinent de la religion dans les écoles normales. Le célèbre article : ce projet, qualifié par les libéraux eux-mêmes de truc indigne X gouvernement qui se respecte, proclamait en termes doucereux l'enseignement religieux était laissé aux soins des familles les ministres des cultes, et mettait un local dans l'école à isposîtion des ministres des cultes, pour y donner l'instruction ;ieuse en dehors des heures de classe. Le 3 1 janvier 1 879, parut
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