‹ Le pape Léon XIIIChapitre 132 sur 248 · CHAPITRE DÏXlfeUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE DÏXlfeUE

ensuite résolu à les soutenir. C'est ce qui fut le prétexte de la n ture 6na]e.

En réalité, l'attitude du Saint-Siège ne cessa d'être égale à el même, quoiqu'elle fût réglée un peu différemment selon la divers des circonstances. Tant que dura la période de préparation et discussiondelaloi, le Vatican 4: espérant, suivant l'expression du c € dinal Nina, jusqu'au dernier moment l'adoption d'amendemei « qui eussent rendu ce système scolaire moins antipathique a « catholiques », crut devoir garder une extrême réserve. Il ne ce: néanmoins de déclarer que le Saint-Siège condamnait en principe le nouveau système scolaire ; que les évêques avaient le droit et devoir d'en combattre les conséquences fâcheuses.et que le choix c moyens pour y réussir leur appartenait. Il interposa également ! bons offices pour recommander le calme et la modération aux aui rites ecclésiastiques et aux catholiques, non sans faire entendre q les adversaires qui désiraient cette modération étaient loin de pi cher d'exemple.

On aurait voulu que le Saint-Père parût s'opposer à ce q les catholiques prissent fait et cause contre le^ lois qui menât raient leurs croyances. « Je suis très fâché, dit le cardinal Nina M.Reiisens, de ne pouvoir partager l'opinion de M. le Ministre à Affaires étrangères en ce qui concerne l'attitude du clei^é dans question de l'enseignement ; je ne saurais la trouver illégale ni su versive. » 11 disait encore : « Paraître désapprouver même indin tement et quant à la forme,.. la ligne de conduite des prélats belgi nous ne le pouvons pas. > Le Saint-Père lui-même déclara baron d'Anethan « qu'il trouvait nécessaire que l'instruction fût ii prégnée des idées religieuses, l'une ne pouvant sans grave dang être séparée des autres >.

Le Pape, aussi bien que les évêques, fut saisi de la plus vî douleur dès qu'il apprit le vote néfaste de la loi, et il ordonna ii médiatemeni que le nonce fit entendre au gouvernement bel;

l'expression de son déplaisir. Alors et depuis, le secrétaire d'État de Sa Sainteté ne cessa de redire que le mandement du 12 juin contenait une doctrine irréprochable, que la partie disciplinaire prévoyait le cas oîi des dispenses pourraient être accordées, lorsque l'éducation morale et religieuse des enfants se trouverait soustraite à un péril prochain, que si le ministère trouvait trop vive la forme du langage épiscopal, il devait l'attribuer au sentiment religieux des évêques, blessé par la nouvelle loi et à leur devoir de maintenir K s

l'intégrité de la foi. Rome continua néanmoins à interposer ses conseils pour que, au milieu même de la lutte, les autorités ecclésiastiques ne se départissent en rien de l'esprit de modération. Enfin, insistant sur ce que les évêques n'étaient pas de simples fonctionnaires du Saint-Siège, elle affirma de nouveau leur liberté d'action dans la sphère de la juridiction épiscopale, et en conséquence ne jugea pas opportun d'intervenir alors à propos des instructions pratiques au clergé. Néanmoins le cardinal Nina fit remarquer que ces instruc-

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