CHAPITRE QUATORZIÈME
laiiça l'anathème contre le fermier qui consentirait à preni une ferme dont un autre a été expulsé. < Il faut, disait P fuir, le laisser seul partout, le mettre au ban de la société. '» Cette consigne devait être une semence de révolte. Elit première victime un certain capitaine Boycott,qui avait évî le compte d'un seigneur anglais, un fermier insolvable. M
par la /and league, il fut obligé de quitter l'Irlande, après i des tribulations inouïes et avoir été presque réduit à i faim. Cette mésaventure lui valut la gloire de donner son système qui allait désormais être employé à l'égard des pro inexorables et de leurs complices à tous les degrés.
Mais Parnell avait déchaîné des forces qu'il était inci
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modérer. Non seulement le boycottage s'étendît dans des proportions inattendues, mais les crimes agraires se multiplièrent par le fait surtout d'une secte mystérieuse qui avait pris le nom de Moonlighters ou gens du clair de lune.
Bref la situation de T Irlande devenait tout à fait révolutionnaire et le gouvernement, avec son armée de 50,000 hommes et de 1 2,000 constables, se trouvait réduit à l'impuissance.
Cet état de choses suggéra à Léon XIII la pensée d'adresser au peuple irlandais des conseils capables de le maintenir dans la voie droite, qui était en même temps la plus conforme à ses intérêts. C'est ce qu'il fit dans une lettre du 3 janvier 1881, adressée à Mgr Mac-Cabe, archevêque de Dublin. Tout en déplorant la triste condition de l'Irlande et en louant sa patience séculaire et sa constance inébranlable dans la foi, il y rappelle que les Papes n'ont cessé d'engager,les Irlandais à ne jamais s'écarter de la modération et de la justice, alors même que l'excès des souffrances semblait attirer le plus fortement ce peuple à la violence et à la sédition : car il n'est pas permis de troubler l'ordre. Léon XIII montre ensuite que la voie de la légalité est la plus avantageuse à la cause de l'Irlande, il exprime sa confiance dans l'équité du gouvernement, et il presse vivement les évêques de tout faire pour retenir leurs ouailles dans les bornes du devoir.
La parole du Pape, répétée et expliquée par répiscopat,eut un salutaire retentissement. Au parlementanglais on admiralasagesse et l'opportunité du document romain,et un membre exprima l'opinion que, s'il avait existé des relations diplomatiques entre l'Angleterre et le Vatican,la situation n'aurait jamais atteint enirlande la gravité qii' elle avait en ce moment. Cette idée fit son chemin et il devait bientôt y être donné suite en partie par la mission officieuse de M. Errington. On ne peut toutefois se dissimuler que si l'orgueil britannique interprétait en sa faveur l'intervention du Pape engageant les Irlandais à la soumission, la partie de la lettre du Pontife qui constatait