CHAPITRE QUATORZIÈME
la léèitimîté des griefs de l'Irlande ne fut pas aussi bien . Angleterre. Les évêques irlandais donnèrent de cette lettre pontificale un saisissant commentaire dans les qu'ils prirent à Maynooth. Ils y déclaraient que l'état de par le code agraire irlandais était dangereux pour la pa réforme de la législation pouvait seule faire renaître l'o prélats adressèrent en même temps à LéonXI 1 1 une lett où ils le remerciaient de son bref à l'archevêque de Dubl raient que certaines violences eussent fait du tort à peuple irlandais réclamant justement ses droits. Enfin il Saint-Père de ne pas ajouter foi aux exagérations intére: dues par les journaux anglais touchant les désordres c produits.
Cependant la situation de l'Irlande prenait une tourn en plus grave. Le premier ministre -whig, M. Gladstone rablement disposé pour la cause irlandaise. P^ éanmoii contraint àprésenter \xx\billdeco'ércttion,àoTvci2.n\.ZM.%Q\ des pouvoirs extraordinaires. Le bill fut voté malgré nisme des députés irlandais qui, parlant sans désempa: tant incident sur incident, tinrent en échec la majorité d pendant des jours et des jours, au point de nécessiter fin; modification du règlement de la chambre restreignant U orateurs.
Au reste, M. Gladstone comprenait qu'il ne suffisait blir l'ordre matériel, mais qu'il était tout aussi nécessi disparaître les causes du désordre. Une commission fit i impartiale dans l'tle-sœur et vérifia le bien fondé de la réclamations de la land Uague. Le résultat de cette enc
1. Leia/tdaeide 1S70, malgré ses dispositions favorables aux Irlandai: médié au mal. En conservaDt aux propriétaires la faculté d'élever à leur fermages, il les laissait, en cas de non paiement, armés du droit d'éviciio pour relever les loyers. Et le fermier se trouva dans l'alternative ou d'fttn ou de passer par des conditions qu'il ne pouvait refuser sans se vouer à Is
land act de 1881 qui faisait droit à une bonne partie de ces réclamations.
Une de ses principales dispositions attribuait au fermier qui n*était pas d'accord avec son propriétaire le droit de faire fixer le prix de sa tenure, pour une durée minima de quinze ans, par une commission nommée à cet effet. La commission était aussi autorisée à faire des avances, remboursables en un certain nombre d'années, au fermier qui d'accord avec le propriétaire voudrait faire acquisition de sa ferme. Le land act de 1881 consacrait enfin le principe de la co-propriété du fermier, en lui reconnaissant la faculté de vendre son droit d'exploitant.
Le parti national ne répondit à ces concessions que par l'abstention. La loi de coercition et la tyrannie avec laquelle l'appliquait M. Forster, secrétaire en chef d'Irlande, avaient exaspéré les députés irlandais au point de leur faire méconnaître les bonnes intentions du premier ministre. Ils refusèrent donc de voter la loi, qui fut adoptée malgré cette abstention.
Le ministère, perdant un peu son sangfroid, fit arrêter et enfermer à la prison de Kilmainham. Parnell et les principaux chefs irlandais, à la suite de la violence de leur langage dans les meetings populaires.
\^^ land act vl ^\jX pas d'ailleurs le résultat désiré. En 1881 on compta 17,341 expulsions. D'autre part les assassinats agraires reprirent de plus belle.
Dans ces douloureuses circonstances, les évêques irlandais gardèrent l'attitude calme et modératrice que leur avait recommandée le Souverain Pontife. Ils engagèrent les populations à tenter l'application loyale de la nouvelle législation. Le Pape donna à l'épiscopat irlandais un gage de sa satisfaction en élevant l'archevêque de Dublin, Mgr Mac-Cabe, au cardinalat dans le consistoire du 27 mars 1882. Enfin il réitéra ses conseils aux Irlandais, dans sa lettre du I août 1882, que rendaient opportune les nouveaux troubles dont était agitée la malheureuse Érin.