‹ Le pape Léon XIIIChapitre 178 sur 248 · CHAPITRE DIX-SEP · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEP

quoi, recourir aux séditions ^ est un criir lement humaine mais divine 'i.

Il suit de là qu'un des principaux de' rendre à Dieu un culte public. Pas plus ciétés ne peuvent, sans crime, se conduii pas > : les gouvernants doivent donc hc rien faire d'hostile à la religion, mais au défendre. C'est d'ailleurs un de leurs i eux-mêmes, pour le bien desquels la soc à ne pas être entravés mais aidés dans 1' par ceux qui ont soin de la prospérité tem

Il n'est pas difficile de reconnaître qu celle qui a droit à la protection de l'ai prophéties, d'éclatants miracles, la rapid: propagée parmi ses ennemis et en dépit le témoignage des martyrs prouvent à Vi c'est l'Église fondée par Jésus-Christ i éternel des âmes. L'Église, en raison de spirituelle, quoique composée d'hommes Elle est parfaite, c'est-à-dire munie de ta pour atteindre sa fin, par sa nature raêmi propre. La noblesse suprême de sa fin et met aucunement de la considérer con civile, ni comme soumise à celle-ci de qi En efTet, le Christ a conféré à l'Église ui tive, judiciaire et coërcitive, pour connall regardant la religion. L'Église a toujour pouvoir. Les princes eux-mêmes l'ont rec

Il faut donc conclure que Dieu i a < genre humain entre deux puissances, l'un nés, l'autre aux humaines > . Chacune est et agit dans des limites déterminées. Mî

ixercent toutes deux sur les mêmes sujets, il peut arriver qu'une ule et même chose soit, h des titres différents, soumise à la juri- :tion de l'une et de l'autre. La Providence divine, qui a établi ces ux pouvoirs, a donc dû leur assigner nettement leurs voies. S'il

était autrement, on verrait surgir des conflits d'autorité, et omme hésiterait anxieux et inquiet, entre les ordres opposés de ux puissances auxquelles il ne peut, sans manquer k son devoir, Fuser obéissance. Or il répugne souverainement de penser que la gesse et la bonté de Dieu puissent permettre un tel désordre, ïrs que, dans l'ordre bien inférieur des choses physiques, il a si rfaitement coordonné les forces naturelles que, sans se gêner les es les autres, toutes concourent avec ensemble à réaliser la fin laquelle tend l'univers. — II est donc nécessaire qu'il y ait entre i deux puissances une coordination harmonieuse, qu'on peut jusment comparer à l'union qui existe dans l'homme entre l'âme et corps. Pour se faire une idée exacte de cette coordination, il faut nsidérer la nature de chacune de ces puissances, et tenir compte

l'excellence relative de leurs destinations : l'une ayant pour fin xhaine et principale de s'occuper des intérêts terrestres ; l'autre,

procurer les biens célestes et éternels, i Donc tout ce qui dans I affaires humaines est sacré, à quelque titre que ce soit, tout ce i, par nature ou par destination, se rapporte au salut des âmes

au culte de Dieu, tout cela relève uniquement de l'autorité de Lglise. Quant aux choses qui constituent le domaine civil et poliue, il est dans l'ordre qu'elles soient soumises à l'autorité civile, isque Jésus-Christ a ordonné de rendre à César ce qui est à isar, et à Dieu ce qui est à Dieu. > — Il y a toutefois des cirnstances où un autre mode d'entente peut assurer à chacun des ux pouvoirs la liberté de ses mouvements sans péril de conflits : •st quand les chefs d'État et le Pontife romain se mettent d'acrd, par un traité appelé concordat.

Léon XIII développe les avantages qu'offre la constitution

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