‹ Le pape Léon XIIIChapitre 184 sur 248 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

que l'Allemagne abandonna ce qu'elle avait ofHcïellemen comme son bon droit et, en acceptant le suprême arbitrage posa un précédent dangereux, qui bientôt eut une autre cor sur un autre terrain, sur lequel la Curte avait jusqu'alon refusé de suivre le chancelier. >

Dans ce dernier paragraphe, M. GefFcken fait allusiot vention du Pape dans la question du septennat militaire Nous aurons à en parler ci-après. Pour le moment, bomo constater que M. Geffcketi regarde l'acte de Bismarck co mable à son point de vue, parce qu'il accordait une importance à la Papauté. On aurait donc mauvaise grâce que Léon XIII, en constatant ce fait, flt preuve d< petitesse d'esprit.

Quant au reproche fait par M. GefîTcken à Léon XI voulu juger une question sur laquelle il devait avoir un préconçue, motivée par les actes de ses prédécesseurs nécessité pour lui de ne pas s'aliéner l'Espagne, il nous noter que le Pape n'accepta point d'être arbitre, mais ne v que médiateur. Or le propre du médiateur est de prc accord, un accommodement, tandis que l'arbitre pron sorte de jugement qui fait loi entre les parties. L'objecti GefTcken manque donc de base, et il reste acquis que cel des Caroli nés, unique dans l'histoire contemporaine, est to neur de Léon XIII et de la Papauté.

Nous croyons devoir relever ici une appréciation Kannengieser dans son excellent et intéressant volume Les adversaires du pouvoir temporel et la triple allianc L'auteur dit qu'en présence des démonstrations enthousi citées par les avances de l'Empire allemand à l'égard du Quirinal restait impassible comme s'il n'était pas en cai sécurité complète ne laissait pas que d'inspirer des douti aux amis du Vatican. Comment l'Italie officielle aurait-el]

sa confiance souriante, à moins d'avoir partie liée Pour qui connaissait la susceptibilité farouche ^ome, cette tranquillité paraissait anormale, pour ge. Il y avait des dupes, c'était clair comme le chercher à la Consulta ou à la Nonciature de f ispi, était-ce Mgr Galimberti que le chancelier :e circonstance?... > M. Kannengieser constate révélations du député Cucchi au parlement itaïment le prince de Bismarck était alors un allié s qu'à lui seul revenait le mérite d'avoir ouvert portes de Rome:*. D'après les prémisses posées fait donc tirer la conclusion que la nonciature inséquent le Saint-Siège, fut dupe dans l'afTaire )ns-nou5 de dire que ces prémisses ne sont point estion du pouvoir temporel n'était nullement arolines. Le Vatican accepta les politesses de jr ce qu'elles valaient, et il profita du rappromenèrent pour pousser les négociations qui cessation du kulturkampf. Ce n'est certes pas là mçut au Vatican d'autres espérances, la politique snts du grand chancelier devait engager, sinon es de Bismarck comme de l'argent comptant, au lus grand compte. Quelles que fussent d'ailleurs ancelier, le fait de déférer au Pape un arbitrage même pour une question de médiocre intérêt, lême un acte de grande importance. Ce n'était e le considérer comme tel et d'en faire ressortir

ïrièvement quelques autres faits qui eurent lieu 1885. Le i"' février, Léon XIII recommande empereur de la Chine les intérêts des chrétiens

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