‹ Le pape Léon XIIIChapitre 187 sur 248 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

qu'aux dispositions générales concernant la surveillance exe par l'État sur les maisons d'éducation. Elle rendait le pouvoir ciplinaire aux supérieurs ecclésiastiques, et n'admettait l'app l'État que dans les cas où la peine prononcée entraînerait poui lui qui l'aurait encourue une perte ou diminution de traitem Le tribunal spécial pour les affaires ecclésiastiques était suppri Des articles supplémentaires abrogeaient une série de mes vexatoires, telles que les peines pour refus d'absolution, pour a( nistration des derniers sacrements en cas de nécessité; pour les r

ses basses dites par des prêtres non-autorisés; d'autres rendaient ordres et aux congrégations existant encore dans la monarchi droit de tenir des orphelinats, des écoles de ménage, des éc gardiennes, des asiles, des maisons de réforme, etc. Dans l'ex] des motifs, le rapporteur affirmait que le gouvernement avait de longtemps l'intention de prendre les mesures conciliatrices doi projet est l'expression, mais qu'il n'avait pu agir dans ce sens présence de l'attitude hostile et menaçante du parti catholique Chambre. C'était une manière de ne pas paraître avoir la r forcée !

Nous n'avons pas à nous étendre sur Tattitude prise par le Centre, ce sujet sortant de notre cadre. Contentons-nous de constater que toutes les fois qu'on accusait le Centre de vouloir la lutte» de vivre du kulturkampfy etc. quelqu'un des chefs de la fraction était toujours là pour répondre : < Faites la paix sans nous ; mais faitesla >. On a pu voir tout récemment, dans le bref adressé à l'abbé Kannengieser, au sujet de son livré : Les catholiques Allemands^ en quelle estime Léon XIII tient les députés du Centre.

Cette appréciation est à rapprocher des paroles adressées en avril 1885 aux pèlerins allemands, paroles citées avec scandale par le professeur Geffcken, qui y trouve une preuve de l'intransigeance de Léon XIII : < Je me réjouis de l'attitude des catholiques allemands qui ont trouvé des représentants du plus haut mérite. Ce sont eux qui, par leur persévérance dans les sacrifices, ont été les principaux instruments de la liberté plus grande assurée àl'Église.»

On peut donc dire d'une manière générale,que pendant les négociations entre la Prusse et le Vatican,il n'y eut point entre le Centre et le Saint-Siège de divergence fondamentale. Le Centre désirait la paix religieuse et il n'ignorait pas que c'était au Pape à en déterminer les conditions. En attendant, il conservait une certaine indépendance d'appréciation et ne se faisait pas faute de la manifester.

Pendant que s'agitait entre la cour de Rome et le cabinet de Berlin la question de la notification préalable des curés, deux courants d'opinion se manifestèrent parmi les catholiques du parlement et de la presse. Les uns, se basant sur les sentiments exprimés maintes fois par l'empereur, ne croyaient pas qu'il fût nécessaire de faire la moindre concession pour obtenir une paix que le gouvernement, dans son propre intérêt, serait tôt ou tard, obligé d'offrir. Ils représentaient les dangers de la notification préalable faite à des présidents de province protestants, lesquels ne pouvaient baser leur appréciation du caractère du candidat 4; notifié >, que sur les rapports d'agents subalternes. Certains ecclésiastiques pourraient être

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