CHAPITRE DIX
des seigneurs, et le succès de ces amendeme Elle. Aussi, afin de marquer la haute satisfac pour donner en niËme temps au gouverne spéciale de sa confiance et de sa condescend Secrétaire d'État soussigné k faire savoir à ci fue la notification préalable commence dis mail actuellement vacantes. En Taisant au gouverne lion, Votre Excellence voudra bien en faire à la conclusion de la paix.
Peu après cet échange de commi le lantUag prussien fut appelé à sta projet de loi ecclésiastique. Nous n sans essayer de caractériser en que de Bismarck pendant les débats sur 1< celier de l'Empire avait pour adver; secondé dans sa lutte contre la Pa les Richter. Le premier de ces ch; fait une peinture plus ou moins « se loi proposée ferait courir à l'État, :
« tableau que vient de nous faire « peu exagéré, et il me donnera rai:
<: avons vécu dans une situation ol
< les mêmes droits que ceux qu'il e « que nous, les évangéliques, nous « droits. Tous ceux qui se souvienr « aucune plainte ne s'est élevée i
< géliques, ni du côté de l'État... ï Est-ce bien l'auteur du kullurkai
dant la guerre de 1870-71, prépar Frédéric III en fait foi), sa campaj Dans sa réponse à M. Virchow, t ment allât trop loin dans la voie des 1 démontra que jamais on n'obtiendn
le catholicisme et les autres confessions pouvaient aller dans l'accomplissement de leur tâche dogmatique. « Nous reconnaissons, poursuîvit-il, < la validité de la loi, mais si nous voulons en forcer i. l'application, nous en serons pour toujours réduits à des procédés i de rigueur. Nous élèverons le conflit au rang d'une institution. « Quant à moi, je dois refuser de contribuer à violenter plus long- « temps nos concitoyens catholiques. J
On a voulu faire au chancelier un mérite de son changement de front. Bismarck, a-t-on dit, est seul assez grand pour reconnaître aussi ouvertement qu'il a fait fausse route. Soit ; mais nous préférons voir dans cette franchise une preuve du désir de Guillaume I^ de voir finir le kuUurkatnpf, désir auquel son ministre se conformait, nolens volens, en saisissant de sa main de fer l'occasion offerte par le Saint-Père. « Jusqu'en 1 878, » disait-il dans le même discours, « j'ai « pris plus ou moins part à la lutte, mais depuis le changement sur- « venu sur le trône pontifical, la paix a été le but constant de mes < efforts. » Nous pouvons le croire ; car il voyait mieux que personne que son kullurkamfif éXA\l une entreprise manquée. Peut-être commençait-il à croire à la vérité de cet adage : « Qui mange du pape en meurt. » Quoi qu'il en soit, le chancelier fit prévaloir sa nouvelle manière de voir et, le dix mai 1886, la Chambre votait la quatriime loi de paix, que le roi sanctionna le 21.
Quelques jours après, le cardinal Jacobin! déclara au ministre de Prusse, que le Saint-Père autorisait définitivement, pour l'avenir, la notification préalable des nominations ecclésiastiques. Quant aux limites du droit de veto du gouvernement, elles sont indiquées dans une lettre du cardinal Nina au pro-nonce Jacobini, lettre qui n'a jamais été publiée.
Dans une allocution aux cardinaux, le Saint-Père témoigna toute la joie qu'il ressentait de voir son œuvre de pacification couronnée par le succès. Il était surtout heureux d'avoir obtenu que la Papauté ne fût plus considérée en Allemagne comme un
pouvoir étranger. Dès 1881, au reichstag que l'Eglise cath à ses yeux une institution du nues une vérité. Elles sont I de l'Eglise catholique en Pru:
entier d'un des plus beaux grand Pape qui, avec l'aide d remporté de telles victoires s notre sainte Église !
Pendant ces débats, les tifs : des meetings d'indig cieuse déclarait la patrie e:
struisant à la frontière des la France allait fondre s l'Etat avait traités avec ta tude jusqu'à refuser à la [ dre contre l'ennemi héréd parce que Bismarck avait mie. Le vote eut Heu le 4 j les Hanovriens et les Polc période de trois ans, contre Les socialistes et les Alsai
Le prince de Bismarck r de cet échec et attaqua vi horst d'ennemi de l'empir pas à signilîer sa désappn liques. Le Centre persist; tracée, et en suite du reje dissolution du reichstag fu demain, à l'ouverture du Guillaume I" exprima la bonnes relations de son g annonça la présentation d de mai. En même temps presse officieuse, que, sous de voter le « septennat >
Que se passaît-il donc e quoi s'en tenir. A la sur] nature la plus secrète furt vrier, par certains journau C'étaient deux dépêches
Pîetro, nonce en Bavière. Dans la première, datée du 3 janvier, le cardinal Jacobinî exhortait le nonce à agir auprès du Centre, afin que ce dernier se montrât favorable aux propositions du gouvernement, pour répondre au désir du Saint-Père qui, grâce à cette attitude du parti catholique allemand, espérait obtenir des dispositions plus favorables de la part du gouvernement dans la prochaine révision des lois de mai. De plus, la paix elle-même de l'Europe semblait avoir intérêt au vote du septennat, « Si par l'acceptation çt 4$
de cette loi, ajoutait le cardinal, on pouvait arriver à éviter le danger d'une guerre prochaine, le Centre, en lui prêtant son concours, aurait très bien mérité de la patrie, de l'humanité et de l'Europe. > Comme dans cette lettre il ne s'agissait que de conseils et nullement d'un ordre, le Centre,élant données les nécessités impérieuses delà situation politique, avait cru devoir s'écarter des conseils donnés et voter, comme nous l'avons vu, contre le septennat, ce qui entraîna la dissolution du reickslag.