‹ Le pape Léon XIIIChapitre 191 sur 248 · CHAPITRE DIX-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-NEUVIÈME

A la suite de ces événements et en conséquence des pol^ qu'ils provoquaient, non seulement entre catholiques et go mentaux, mais encore entre catholiques et catholiques, le hi Frankenstein, chef du Centre au reichstag, adressa au ne Munich une lettre dont voici les passages les plus caractéri; Nous n'avons qu'à transcrire, la lettre ayant été écrite en f < Je n'ai pas besoin de dire que le Centre fut toujours \ € d'exécuter les ordres du Saint-Siège, lorsqu'il s'agissait t « ecclésiastiques, maïs je me suis permis d'écrire, déjà en 1 81

< était absolument impossible pour le Centre d'obéir à des dii « données pour des lois non ecclésiastiques.

« Selon moi, ce serait un malheur pour le Centre et une

< de désagréments bien graves pour le Saint-Siège, si le « demandait, pour des lois qui n'ont rien à faire avec les d « notre sainte Église, des instructions du Saint-Siège. >

Les chefs du Centre demandaient en outre si le Sai croyait nécessaire que le parti catholique continuât à être rep au reichstag, la plupart des membres étant décidés, si le de Sa Sainteté devenait un ordre formel — auquel ils aur regret de ne pouvoir se conformer — à déposer leurs mand

Mais le malentendu fut de courte durée. Une nouvelle i cardinal Jacobini au nonce de Munich éclaira les députés liques sur les sentiments de Léon X 1 1 1 , et sur les motifs qui I' engagé à exprimer le désir de voir le Centre entrer dans 1 du gouvernement.

Le cardinal secrétaire écrivait :

C Tout en m'abslenant d'examiner les raisons i)ar lesquelles le baron de stein s'efforce de justifier la conduite tenue par le Centre dans le vote sur de loi du septennal, je regarde comme très important et 1res urgent de i sur l'autre partie de sa lettre. Il désire savoir si le Saint Siège juge que 1' ^du Centre au reiihslag n'est plus nécessaire — auquel cas lui et la plupi collègues renonceraient à leur mandat. Il ajoute que, comme il l'a exposé le Centre n'est pas en état d'obéir au Salnt-Siëge quand il s'agit de lois qu

nent ecclésiastiques et qui n'ont aucun rapport avec les droits de l'Église, t, vous devez tout d'abord donner au baron l'assurance que le Saint-Siëge nent cessd de reconnaître les mérites que le Centre et ses chtfs se sont ns la défense de la cause catholique. Vous lui communiquerez donc, au nom Père, les considérations suivantes : la tâche incombant aux catholiques, de les intérêts religieux ne saurait être regardée comme terminée; car, soit ivisage du côté hypothétique et temporaire ou au point de vue absolu et , l'action des catholiques au rdchstag est encore requise pour obtenir la

abrogation des lois de guerre, pour défendre l'interprétation légitime des 'elles et pour en surveiller l'exécution. En outre, II est à considérer que

nation mixte sous le rapport confessionnel, et où le protestantisme est l'État, des causes de conflit peuvent surgir, obligeant les catholiques à légalement leurs droits ou à faire valoir leur influence en vue d'améliorer ition.

liez aussi faire ressortir ce fait, qu'une fraction parlementaire catholique, nt combien la situation du chef suprême de l'Église est insoutenable, peut le toute occasion propice pour exprimer et défendre les vœux de ses coden faveur du Souvent in- Pontife.

>ntre, considéré comme parti politique, on a toujours laissé une pleine action, et en cette qualité, il ne peut directement représenter les intérêts ie. Si dans la question du septennat le Saint-Përe a cru devoir manifester e son désir, la chose doit s'attribuer aux rapports d'ordre moral et religieux )CJaient \ cette question. D'abord il y avait de sérieux motifs de croire que <n finale des lois de mai aurait reçu une puissante impulsion et une large 1, de la part du gouvernement satisfait de la conduite du Centre dans le septennat. En second lieu, la coopération du Saint-Siège pai le moyen du u maintien de la paix, ne pouvait manquer de rendre le gouvernement de evenii son obligé, plus bienveillant envers le Centre et plus souple \ l'égard ens (catholiques). Enfin le Saint-Siège a cm que le conseil donné touchant nat lui offrait une nouvelle occasion de se rendre agréable à l'empereur ,gne et au prince de Bismarck. Or, au point de vue même de ses propres qui s'identinent avec ceux des catholiques, le Saint-Siège ne peut laisser : aucune occasion d'incliner en faveur d'un avenir meilleur pour luî, le empire germanique.

considérations, dans l'opinion du Saint-Siège, se rapportent à des questions on et de morale liées à celle du septennat, et ce sont elles qui ont engagé le re à faire connaître ses désirs au Centre allemand.

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