CHAPITRE DlX-NEUVlfeME
< Veuillez communiquer cette note qui, comme la précédente, reproduit les fat vues du Pape, au baron de Frankenstein, en !e priant d'en donner connaissance membres du Centre. >
(Signé) jACOBiNi,
On ne se rendrait qu'imparfaitement compte de l'attitude Saint-Siège en cette circonstance, si l'on ne savait que, par dépêche du 2 janvier, le prince de Bismarck avait chargé M. Schloetzer « d'assurer le Saint-Siège que la révision de la légîslal ecclésiastique au prochain landtag était absolument certaine >.
C'est le 3 janvier, à la suite de cette assurance, que fut rédigéi dépêche confidentielle du cardinal Jacobini que nous avons citée dernier lieu.
Le principal mobile du Saint-Siège, dans' cette occurrence, é donc d'assurer une bonne et prompte révision de la législat ecclésiastique.
Telles sont les fameuses dépêches de la secrétairerie d'É romaine sur l'affaire du septennat. Si elles étaient demeur secrètes, comme elles devaient l'être,elles n'eussent eu aucune c séquence fâcheuse pour le Centre. La divergence qui se produ entre celui-ci et le Vatican sur ce point spécial eût peut-être ce à la suite de nouvelles explications. Peut-être aussi eût-il fait p valoir à Rome sa propre manière de voir. Une chose est certai c'est que toute l'affaire serait demeurée dans le domaine de conscience et des relations officieuses entre Rome et les calholiqi allemands.
L'indiscrétion commise changea complètement la situation détriment des vaillants députés du Centre. Aujourd'hui l'on saitc cette indiscrétion fut l'œuvre du prince de Bismarck. Le minis prussien au Vatican, M. de Schloetzer, avait obtenu, par le nioj d'un de ses aflîdés, communication confidentielle des documei et les avait à son tour transmis sous toutes réserves au chanceli I. Voy. Civiltà Caltoiicaûa 17 décembre 1892, p. 651,
i-ci. par un acte de déloyauté que l'histoire jugera sévère-
t, fît publier les documents dans les journaux à sa dévotion,
blant ainsi le Centre d'un coup terrible et sous lequel un parti
is solidement organisé eût certes succombé.
ais le Centre avait dans M. Windthorst un chef capable de ré-
r aux assauts les plus violents, comme aux plus perfides.
u milieu du trouble et de l'espèce de consternation que la dîvul-
)n des dépêches romaines causait parmi les catholiques alle-
ds, le grand leader catholique fit entendre, dans une assemblée
orale tenue à Cologne, les accents de cette foi solide et de cet
mparable bon sens qui faisaient sa force.
La lettre du cardinal Jacobini, dit-il, expose les désirs de notre
aimé Saint-Père Léon XIII. Nous saluons avec la plus grande
nnaissance, avec la joie la plus cordiale pour l'avenir, et surtout
le présent, tout ce qui nous arrive de la part de notre Saint- :. Nous serions des enfants sans cœur, si nous n'éprouvions un d plaisir à connaître les désirs de notre Père. Nos adversaires lent de croire que, dans ces désirs, il y a quelque chose qui \ soit peu agréable, et de toutes parts nous voyons des personnes îe réjouissent, comme si notre conduite avait été désapprouvée ,e Pape. Mais s'il y a quelqu'un qui doive se réjouir, c'est nous, s la lettre du cardinal Jacobini, le Saint-Père reconnaît que le ;re a très bien mérité de l'Église, en défendant de la meilleure ière ses droits sacrés. Cette déclaration ne peut manquer de . consoler et de nous donner un nouveau courage. Le Saint-
se déclare persuadé que la fraction du Centre doit continuer à ister. Pourrions-nous demander plus?... Pourrions-nous, dans lanifeste électoral, vous dire mieux que ceci : C'est le Saint- ; lui-même qui nous envoie au parlement ? > uant aux désirs du Pape, que M. Windthorst prend avec raison ■ ce qu'ils sont réellement et non pour des ordres, il déclare l'après la réunion du nouveau reickstag, le parti du Centre