CHAPITRE VINGTIÈME
merveilleusement et avec une entière liberté. — Une encyclique à
l'épiscopat portugais (Pergrata nobis), du 14 septembre
à la nation et au souverain du Portugal les louanges qu'i
tant pour les bonnes dispositions montrées dans le :
cette affaire, que pour le zèle déployé de tout temps pa
pour la propagation de l'Évangile. Le Pape félicitait ce
su garder l'unité de foi et d'en avoir fait le fondement
tution politique. Il appelait l'attention de l'épiscopat s
besoins religieux du pays, notamment sur la nécessît
les intérêts de l'Église des intérêts des partis pureme
et de développer la bonne presse en opposition au
anti-religieux, non sans recommander de nouveau au:
la modération, la prudence, la charité.
De récents événements avaient montré, à Rome m tunité générale de cette recommandation. Le Pape a traint de supprimer un organe catholique, le Jourt, rédigé par des écrivains trop tenaces dans leur prop et qui, sous couleur de défendre la Papauté, attaquî ment la direction donnée à l'Église par Léon XI II. I après, M. des Houx, rédacteur en chef de ce journal pamphlet injurieux pour le Saint-Siège, intitulé : Se journaliste français à Rome. Ce livre fut mis à l'Inde 1886 et l'auteur se soumit à la condamnation qui l'atte
Vers la même époque la conversion de l'ex-prélat J édifier les fidèles, qu'avait attristés et scandalisés so protestantisme.
Un incident qui avait vivement ému l'opinion publiq fut réglé au cours de l'année 1886. Dès i88r, le g chinois avait exprimé le désir de voir le Vatican st senter par un nonce à Pékin. Ces propositions n'ei suites à cette époque. La lettre adressée par le Pa reur de la Chine, en 1885» fit probablement renaître
janvier 1886, M. Dunn présentait au Secrétaire d'État des lettres officielles, qui l'accréditaient auprès du Saint-Siège pour traiter de nouveau cette question. Comme la France possède, depuis des temps immémoriaux, le protectorat des chrétiens en Chine, le Vatican crut devoir, avant de rien décider, en référer au gouvernement français. Contre toute attente, ce gouvernement fit au projet en question la
Le Père Beckx,
Supérieur-Général de la Compagnie de Jésus de 1853 à i8Sr.
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plus vive opposition, malgré les déclarations expresses du Saint- Siège, qui affirmait ne vouloir nullement modifier au détriment de la France la situation existante, mais simplement combiner son action avec celle de la France en faveur des chrétiens chinois. Tout fut inutile, et le projet échoua grâce au mauvais vouloir du gouvernement français, dont les organes officieux ne se firent pas faute d'attaquer violemment le Saint-Siège à propos de cette négociation.