‹ Le pape Léon XIIIChapitre 217 sur 248 · CHAPITRE VING · texte numérisé non relu

CHAPITRE VING

empereur. Dans ses actes publics, de dispositions équitables à l'égard \ Evangelische Bund lui ayant envoi prétendait que les membres de ceti guer « entre la piété sincère d'un gr et l'esprit jésuitique qui prend de romaine, » et faisait cette déclaratic jésuitisme la lutte nous est imposée Nous espérons que Votre Majesté pereur, après avoir loué le zèle c protestantisme, faisait ajouter dam tives : « En même temps Sa Maje:

action par la parole et les écrits, ne de ses adversaires, et ne leur refuse respect. :& Les catholiques allemand:

réitérées des intentions du monarq sous la sage direction de Windthot velles et prochaines victoires.

Si l'avenir apparaissait plus ri; états Allemands étaient à cet égar Bavière, pays dont la population e; où l'hostilité la plus haineuse à l'éj joséphisme régnaient en maîtres c

Léon XIII, grandement ému pargna rien pour y mettre un termi simo, adressée dès le 22 décembr est l'expression touchante de cett< des conseils applicables en tous pa ner ici une analyse quelque peu d

Léon XIII y insiste d'une façoi du jeune clergé. « Le clergé, dit-il,

relations constantes avec le peuple, sous la direction des évêques, rendra d autant plus de services à la chose publique qu'il sera plus nombreux et plus discipliné. » Aussi l' Église n'a-t-elle rien plus à cœur que la bonne éducation du clergé. Et comme dans beaucoup de pays les lois entravent sur ce point l'action de 1* Église, il est du devoir du Pape de revendiquer hautement ses droits à ce sujet. « L'Église, société parfaite en elle-même, a un droit inné de recruter et d'exercer ses troupes, qui loin de nuire à personne, font du bien à un grand nombre dans le pacifique royaume fondé par Jésus-Christ sur la terre pour le salut du monde. ^

Le clergé doit acquérir dans les séminaires une formation d'esprit et de cœur, qui soit à la hauteur de sa dignité et des exigences du temps où il vit. Il faut qu'il puisse réfuter les erreurs que l'ignorance, le préjugé, la mauvaise foi opposent à la vérité pour en dégoûter les âmes. Les Pères de la primitive Église et des siècles suivants n'ont pas manqué à ce devoir, et ils ont fait triompher la doctrine chrétienne, en démontrant aux plus ignorants les contradictions et l'absurdité du paganisme. On essaya alors de transporter la lutte sur le terrain de la philosophie. Les docteurs chrétiens acceptèrent le combat. Ils étudièrent, approfondirent, comparèrent entre eux les divers systèmes philosophiques. « Ils rejetèrent ou corrigèrent en beaucoup de points ces systèmes, ils approuvèrent avec équité ce qu'ils avaient de bon, prouvant ainsi que cela seul est opposé à la doctrine révélée, qui est démontré faux par l'intelligence humaine, en sorte que celui qui veut s'insurger contre la foi chrétienne doit nécessairement s'insurger du même coup contre la raison. » Telles furent les luttes et les victoires de nos Pères, victoires remportées non seulement par les armes de la foi, mais encore par celles de la raison, éclairée par la foi. Ces exemples doivent exciter le clergé à combattre de semblables combats, non plus contre les païens, mais contre ceux qui veulent abaisser le monde au-dessous du paganisme en détruisant toute religion. Ce

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