CHAPITRE VINGT-DEU
emploie librement la très digne réponse d à Dieu plutôt qu'aux hommes » {Act., v, traduire littéralement ce passage où sont précise et si délicate les obligations du cl
Léon XIII parle ensuite de l'éducation rai. L'Eglise, qui a toujours eu des soins l'enfance, gémit aujourd'hui delà voir arr à des écoles oii la connaissance de Dieu i moins diminuée ou pervertie, où l'erreui la vérité ne peut se défendre. C'est là un à l'Église, car i la charge d'enseigner la r a besoin pour faire son salut, a été donn^ nulle autre société ne peut prétendre à ce l'Église affirme justement son droit et se connaisse :». Il faut donc travailler avec zèl pas àsouffrir, dans sa foi et ses mœurs, de la ont secoué en tout ou en partie l'autorité les bons chrétiens doivent s'efforcer d'obtt pas chassée de l'école, qu'elle y garde la p! que l'enseignement soit confié à des maiti
i Les efforts réunis des pères de famill cette matière. Qu'on les exhorte donc et les termes les plus graves, qu'ils rendront devoirs envers leurs enfants. Tenus de It les bonnes mœurs, la piété, ils leur causen en les livrant à des maîtres suspects. A c< qualité de pères, correspondent autant de et l'équité, droits qu'ils ne peuvent abandi nulle puissance humaine ne peut porter ont le devoir de veiller à la santé de leurs sont-ils obligés de leur procurer la vie de
sîble de la leur fournir par eux-mêmes, ils ne peuvent se décharger de ce soin que sur des maîtres capables de leur enseigner la religion. Léon XIII loue le zèle des fidèles qui fondent des écoles catholiques, là où « les écoles publiques sont neutres ». Puis il décrit le tort que l'éducation sans religion fait à la société. Dès qu'on abandonne au jugement de chacun la décision de ce qu'il faut penser et plus encore de ce qu'il faut faireje pouvoir public perd toute autorité. Il serait bien étonnant en effet, que des hommes, qui ne s'estiment nullement soumis au gouvernement de Dieu, voulussent respecter ou subir une autorité humaine. Les fondements sur lesquels repose toute autorité étant détruits, la société humaine se dissout : il n'y a plus de chose publique, tout est à la merci des armes et du crime.
L'État pourra- 1- il écarter par ses seules forces une aussi funeste calamité } le pourra-t-il en repoussant le secours de l'Église, ou en combattant contre elle } De récents événements donnent hélas ! une réponse péremptoire à ces interrogations de Léon XIII, et les exploits des anarchistes sont, pour employer les propres expressions de ces scélérats, un^ propagande par le fait en faveur non de leur monstrueuse doctrine mais de celle du Pontife Romain !
Léon XIII renouvelle ses avertissements au sujet de la francmaçonnerie, cette secte ténébreuse qui hait l'Église, mais qui sait au besoin dissimuler, afin de séduire les hommes et surtout l'imprudente jeunesse par les apparences de la piété et de la charité.
Le Pape ne se fait aucune illusion sur les obstacles qu'il y aura à vaincre,mais il ne faut pas croire trop facilement à l'impuissance des catholiques, « car on a toujours vu et l'on verra toujours les affaires, même les plus compliquées et les plus entourées de difficultés, réussir très heureusement quand elles sont conduites avec un courage servi par la prudence ». Si les catholiques bavarois font ce qu'ils peuvent, s'ils sont unis, ils verront leurs efforts bénis de Dieu, et ils obtiendront également pour l'Église un état de choses favorable ou tout au moins tolérable. « Pourquoi ne leur serait-il pas permis de
recourir aux moyens légau cisme pour faire édicter dt Pourquoi les catholiques t pour défendre ia religion, conférés par Dieu à l'Églis ceux qui commandent et < qu'il faut revendiquer de Cette liberté d'atteindre sa des âmes, l'Église la possi saire, distincte de la sociét suit qu'elle doit avoir la li cette fin, tels que les sacrei du clergé, etc. Ce serait d prendrait ombrage de cetti pouvoir civil viennent tous peuvent se contredire ni s'ï contraire un nouvel éclat en effet que l'Église, en é même mesure ie pouvoir ( termine par quelques con encyclique où sont expoS' points doctrinaux d'un int^
Le Souverain Pontife ni son encyclique. Il întervinl mis en pratique. Dans ce I ia^ de l'empire, le baron di président de la Chambre h lui sur les affaires de ce pa
Lorsqu'à son retour d groupe parlementaire cathi Pape, le président, M. Ruj quent la portée des conseil:
< L'intervention du Saint-Père est un acte de la plus haute importance. Le seul fait que l'auguste Pontife se soit servi de la médiation de M. de Franckenstein pour se mettre en rapport avec notre groupe, est pour ce dernier un témoignage de haute estime. Le groupe est ainsi informé de l'opinion du Saint-Père par rapport à lui.
Les paroles du Souverain Pontife sont concises mats graves. En invitant le Centre à continuer le combat, Sa Sainteté approuve sa conduite dans le passé et montre la voie à suivre pour l'avenir. L'union étant la plus grande des forces, le Souverain Pontife a ex-