CHAPITRE VINGT-DEUX
horté de nouveau tous les membres du Cen solennellement à maintenir cette union. A f en se tenant étroitement uni au Saint-Sièg certes manquer d'atteindre son but, à savoi et la consolidation des principes chrétien; le demande >.
Voilà de nobles paroles et qui montrent qi pas, autant qu'en certains pays, l'ingérence ( affaires intérieures de la nation, quand les ir enjeu. Remarquons aussi avec quelle nettet d'action du Centre parlementaire bavarois, ei affermie son union avec le Saint-Siège. Dai fermeté est le secret du succès des catholîqi
Groupons ici, pour n'y plus revenir, certa: vière, et qui se produisirent pendant les anr
Aussitôt après l'encyclique, les évêques au prince régent des représentations moth de r Église. Le régent, peu accoutumé à une i refusa de recevoir la lettre de l'épiscopat, à la poste et parvînt ainsi à son destinataii prier les évêques de ne pas la livrer au p crurent devoir se conformer.
La réponse du gouvernement leur fut c après par le premier ministre, M. de Lut séide de M. de Bismarck une lettre de félïci régent, qui le remerciait d'avoir maintenu / tout en se montrant conciliant!
M. de Liitz concédait en effet quelque matière d'enseignement primaire, mais ïl caractère catholique aux écoles secondaires Munich et de Wurzbourg. I) niait, malgré anti-chrétien de l'enseignement don né dans c
d*înter venir auprès du conseil fédéral pour l'abrogation des lois contre les ordres religieux, il maintenait \^ placet Toyz\, cette arme d*un despotisme archaïque, même à l'égard des décisions dogmatiques du Saint-Siège, et spécialement à l'égard des décrets du concile du Vatican. Il reconnaissait comme appartenant à T Église, la secte des soi-disant vieux-catholiques. Il maintenait la légitimité du fameux édit de religion de 1827, qui annulait en grande partie les effets du concordat de 18 18. Bref, avec l'approbation de son souverain, il maintenait les chaînes qui chargent l'Église en Bavière et qui permettent à un gouvernement sans foi de protestantiser à petit bruit un peuple profondément catholique.
Léon XIII ne pouvait laisser s'achever cet assassinat moral. Le 29 avril 1889, il félicita les évêques bavarois de leur attitude énergique. Tout en constatant la courtoisie extérieure de la réponse du ministre et en prenant acte de ses promesses sur certains points, il déclara qu'elle s'opposait aux revendications les plus importantes des catholiques et soutenait des doctrines absolument contraires à la Foi, surtout en matière de placet royal. La lettre pontificale réclamait contre la violation du concordat de 18 18, et affirmait l'espoir de jours meilleurs, grâce surtout au dévouement avec lequel les fidèles soutiendraient l'action de leurs premiers pasteurs.
La parole du Pape stimula de zèle des catholiques de Bavière. Au congrès catholique tenu à Munich le 23 septembre 1889, les revendications les plus énergiques se firent entendre en faveur de la liberté de l'Église. C'était un réveil éclatant de l'esprit militant du catholicisme, trop longtemps endormi dans cette partie de l'Allemagne. Le prince régent ne daigna pas répondre à l'adresse qui lui fut envoyée par 16,000 membres du congrès, tandis que, presque en même temps, il assurait sa protection à l'association de propagande protestante Gustave- Adolphe, qui lui avait également envoyé une adresse. L'histoire de sa famille aurait dû suffire à préserver ce prince d'un pareil abaissement, et l'empêcher de se mettre au