CHAPITRE VIHGT-TROISifel
Le ministère whig renversé, un ministère 1885. Lord Salîsbury, qui le présidait, chercha par l'abolition du crimes-act et par une nouvel Ashboumes' cui, destinée à préparer l'accès c priété.
M. DUloD, député d'Irlande au Par
Renversé à son tour, le cabinet tory céda h cabinet whig présidé par M. Gladstone. Ce d( à travailler à la liberté de l'Irlande, proposa o du hotm ruie, mais après de mémorables débat rent rejetées le 7 juin 1886.
508 I-E PAPK LÉON XIII.
Les torys revinrent au pouvoir, et dès lors on entra dans la voie de la répression la plus brutale. Par suite d'une crise agricole toujours croissante,les dispositions àoX Ashbournes' act étaient devenues illusoires et avaient pour seul résultat appréciable de river plus que jamais les fers des serfs de la glèbe. De plus les commissions appelées à juger entre les tenanciers et les propriétaires étaient rarement impartiales. Bref, la situation de l'Irlande était pire que jamais. Plus que jamais aussi les boycottages et les assassinats remplissaient nie de désordre et de sang.
C'est pour remédier à cet état de choses que MM. Dillon et O'Brien conçurent le projet d'organiser une résistance pacifique mais invincible. « Ils imaginèrent, dit M. Kervyn de Volkaersbeke ^ de réunir tous les fermiers riches et pauvres d'un domaine ou d'une province par les liens de la solidarité. Cela fait, ces tenanciers versaient entre les mains d'un fidei-commis nommé par eux les sommes dont ils pouvaient disposer. Muni de ces fonds, leur délégué traitait avec le landlord ou son agent. Si le propriétaire écoutait les réclamations de ses fermiers et consentait à une réduction, il était immédiatement payé, sinon il ne recevait rien »; et il se voyait bien vite contraint de capituler s'il ne voulait recourir à l'expédient extrême de l'exclusion en masse de tous ses fermiers. Dans ce dernier cas, les fonds du fidéi-commis ou l'argent recueilli sur les domaines circonvoisins servaient à soutenir les fermiers expulsés. C'est ce qu'on appela X^plan de campagne.
Cette combinaison était de plusieurs manières contraire aux règles de la justice. De plus, en se généralisant, elle tendait à introduire en Irlande une situation tout à fait révolutionnaire et destructive des bases de la propriété. La pratique du boycottage venait donner à cette situation une gravité exceptionnelle.
Quoi qu'il en soit, beaucoup d'Irlandais se lancèrent à corps perdu dans le plan de campagne et le boycottage, et comme le Saint-Siège