‹ Le pape Léon XIIIChapitre 235 sur 248 · CHAPITRE VINGT-QUATR · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-QUATR

du péché. > — Le fondement de la nécessité le libre arbitre même, c'est-à-dire dans le 1 ne pas se mettre en désaccord avec la droit

La première de toutes les lois est « la loi raison humaine, écrite dans le cœur de chaqi de l'homme, lui ordonnant de bien faire et lui Mais cette prescription est l'organe d'une rais notre intelligence et notre liberté doivent se s< la loi étant d'imposer des devoirs et d'attribué autorité capable d'établir ces devoirs et de an aussi de sanctionner ses ordres par des châti ses, toutes choses qui ne pourraient évidemr me, s'il se donnait à lui-même, en législatei ses propres actes. Il suit donc de là que la chose que /a /oi étemelle, gravée chez les et les inclinant vers l'acieet la fin qui leur n'est elle-même que la raison éternelle de D teur du monde.»

La bonté de Dîeu n'a pas abandonné le I en face de la lot qui lui doit servir de rè plusieurs puissants secours. Le premier et divine, qui éclaire l'intelligence, fortifie la vo' l'exercice de notre liberté naturelle.

Après avoir parlé de la liberté chez l'i considère dans le corps social, et montre que société ce que la raison et la loi naturelle se

Parmi les lois humaines, il en est qui, ayant trinsèquement bon ou mauvais, commandent appuyent ces prescriptions d'une sanction ce ne tirent pas leur origine de la société hum; rieures et doivent se rattacher à la loi éten droit naturel compris dans les lois humaine

supérieure à la loi humaine, et dans cet ordre de choses, le rôle du législateur civil se réduit à assurer Fobéissance commune et à détourner les méchants du mal par la crainte des châtiments, ou tout au moins à les empêcher de nuire à la société.

Si les autres prescriptions de la loi civile ne découlent pas immédiatement du droit naturel, elles en dérivent cependant d'une manière indirecte. ^ Elles ont pour objet de préciser certains points que la loi naturelle laisse indéterminés > au moyen de certaines prescriptions positives. € Or, ces règles particulières de conduite,

créées par une raison prudente et intimées par un pouvoir légitime, constituent ce que Ton appelle proprement une loi humaine. >

Le caractère de la loi humaine est de porter efficacement les citoyens à tendre à la fin propre de la communauté, en faisant Je bien et en fuyant le mal, d'après le vœu de la nature.

Des principes exposés Léon XIII déduit cette magistrale définition de la liberté civile :

<L La liberté consiste à pouvoir, grâce à Tappui des lois civiles, vivre selon les prescriptions de la loi éternelle. > Elle ne consiste donc pas à faire tout ce qui nous plaît, licence qui, en troublant l'État, serait une source de désordres et aboutirait à la tyrannie. Quant à ceux qui ont en mains l'autorité, la liberté n'est pas pour eux le bon plaisir; ils sont tenus, au contraire, de gouverner selon la loi étemelle d'où doit dériver toute loi humaine. « Toute prescription d'un pouvoir quelconque qui serait en désaccord avec les principes de la droite raison et avec les intérêts du bien public, n'aurait aucune force de loi, parce que ce ne serait pas une règle de justice et qu'elle écarterait les hommes du bien pour lequel la société a été formée. >

Il est évident dès lors que toute liberté, soit individuelle, soit civile, « suppose la nécessité d'obéir à une règle suprême et éternelle», qui est l'autorité de Dieu ordonnant et défendant avec une suprême justice et ainsi protégeant la liberté humaine et la conduisant à sa perfection. « Car la vraie perfection de tout être, c'est de

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