I. Ouv. cité^ p. 58 à
c étaient des vers latins. Nous ne citerons ici qu'une courte épigramme rédigée en 1831, qui nous montre combien chaste et combien ardente était la muse du Carpinétan :
Rogerius, A. C adolescens effrontem mulierem depelltt.
AN. MDCCCXXXI
Quid fucata gênas, quid vultu habituque proterva Mente agitas? Proculhinc siste, Amarylli, pedem.
Letiferum stillas meretricio ab ore venenum, Infandum venis, proh pudor ! ulcus alis.
Ces vers sont animés d'un souffle d'indignation qui rappelle la sainte colère de Thomas d'Aquin, chassant loin de lui, un tison enflammé à la main, la malheureuse qui venait tenter son innocence !
Les affections de la famille avaient* conservé au cœur de notre étudiant une intensité singulière, que surnaturalisaîent les sentiments d'une profonde piété. C'est là, on le sait, un des signes les plus évidents d'une conduite irréprochable au point de vue des mœurs. Interrogeons à ce sujet sa correspondance.
Tandis qu'il suivait les cours du Collège- Romain, son frère Ferdinand, à peine âgé de dix-neuf ans, fut atteint d'une maladie contagieuse. Vincent, qui résidait avec lui chez leur oncle Antoine Pecci, au palais Muti, se multiplia pour lui prodiguer les soins les plus attentifs. Le 14 novembre 1830, il écrit à son frère Jean-Baptiste : <L Je viens vous attrister par une funeste nouvelle. Nanno ', à peine rétabli d'une sérieuse indisposition qu'il avait eue au commencement du mois, a été frappé à l'improviste d'une maladie dangereuse. Les symptômes sont si graves qu'on craint une issue fatale... » Vincent décrit ensuite l'état de son frère : « De violentes convulsions font trembler tout le lit, et plusieurs personnes suffisent à peine à retenir lé malade. Tous les remèdes ont été inutiles ; le mal n'a