‹ Le pape Léon XIIIChapitre 28 sur 248 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

un intéressant passage à la notice publiée, en 1885, sur le célèbre exégète Mgr Beelen par Mgr Lamy : « Beelen et son ami Bernard Hafkenscheid • eurent, à Rome, pour condisciple et pour émule ce

grand promoteur des hautes études qui est aujourd'hui Léon XI 1 1.

I. Devenu plus tard r^demptoriste, il fut un les Pays-Bas et mourut en odeur de sainteté.

célèbre en Belgique et dans

Au concours de 1829, Pecci obtint le i^^ prix pour la classe du matin et Bernard l'accessit, Bernard au contraire fut premier pour la classe du soir et le pape actuel second ; dans un autre concours nous trouvons Bernard Hafkenscheid premier, Beelen second et Pecci troisième. Léon XIII n oublia pas son ancien condisciple. Nous lisons en effet dans une lettre du 2 mai 187 1 adressée par le cardinal Dechamps à Beelen : « Le Pape, qui a très bien retenu votre nom, se souvient parfaitement de vous et de vos travaux; il n'est donc pas étonnant qu'il vienne de vous nommer prélat de sa maison. »

L'abbé Pecci continuait d'ailleurs à tenir les promesses de vertu de sa première jeunesse. On le citait comme un parfait modèle de régularité en toutes choses, et il partageait cette gloire avec le jeune duc Riario Sforza, son intime ami, qui, devenu dans la suite cardinal et archevêque de Naples, y mourut en 1877 en odeur de sainteté.

Les brillantes études de Joachim Pecci avaient attiré sur lui l'attention générale, aussi le voyons-nous, à peine sorti de l'Académie des Nobles, revêtu de charges ecclésiastiques, et honoré de l'estime des plus hauts personnages de Rome. L'illustre cardinal Pacca, le fidèle compagnon des infortunes et des gloires de Pie VI I, avait le premier, en sa qualité de protecteur de l'Académie, signalé l'abbé Pecci au pontife régnant Grégoire XVI et obtenu pour lui, dès 1837, le titre de prélat domestique. — Mais le principal protecteur et ami du jeune prélat fut le cardinal Sala, qui avait été le compagnon et le conseiller du cardinal Caprara, lorsque celui-ci fut envoyé à Paris, pour y régler la situation si difficile de l'Église de France, et y négocier avec Napoléon I^^ la conclusion du concordat. Ce même cardinal Sala joua le rôle le plus honorable dans les temps troublés qui précédèrent cet acte mémorable. Aussi le jeune Pecci ne pouvait-il trouver un meilleur initiateur dans la carrière qu'il entreprenait, et qui devait le conduire jusqu'au Souverain-Pontificat.

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