Probablement Mgr Pecci lui-même
ultimatum, et que pour arriver à la paix si désirable pour Louvain comme pour Namur, on pourrait peut-être convenir d'une déclaration qui limiterait le nombre des admissions au cours de philosophie des RR. PP. et éloignerait les dangers dont VAlma Mater se préoccupe.
II est hors de doute que le roi Léopold se préoccupait lui-même extrêmement du conflit qui s'était élevé, entre le collège de la Paix, et rUniversité de Louvain. Une lettre de M. Noyer, chargé d'affaires de Belgique à Rome, en l'absence du comte d'Oultremont, en fait . foi. Prenant vivement à cœur les intérêts du collège des Jésuites, il mande au nonce Pecci : € J'ai écrit confidentiellement à M. van Praet ' sur ce sujet ; et j'ai cru devoir présenter quelques réflexions sous le point de vue de l'utilité gouvernementale, car je crains toujours que M... ne finisse par entraîner le gouvernement et que je ne reçoive l'ordre de parler contre la Compagnie, que je respecte, et que j'estime beaucoup. Il est vrai que le roi a parlé au comte d'Oultremont en termes extrêmement sages. J'ai su également la réponse que M. van de Weyer 2, a faite à M... Tout cela est fort rassurant,mais ne changera-t-on pas?... Les nécessités des gouvernements constitutionnels sont si étranges et les positions si variables 3.>
L'intervention de Mgr Pecci ne tarda pas à faire cesser ces inquiétudes et tranquillisa à la fois les amis des Jésuites et ceux de l'Université par les décisions pacifiantes qu'elle obtint de Rome. La substance de ces décisions était que le cours de Namur aurait le caractère d'un cours préparatoire aux études universitaires et que le collège de la Paix ne posséderait pas une faculté complète.
Cette épineuse question venait à peine d'être résolue que Mgr Pecci fut désigné par le pape Grégoire XVI pour occuper l'évêché j
de Pérouse, non sans les témoignages les plus honorables de la bienveillance pontificale.
1. M. van Praet fut de tout temps un des confidents les plus intimes de Léopold l^,