‹ Le pape Léon XIIIChapitre 83 sur 248 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

le tableau, devaient succéder des jours de troubles sanglanl mortelles angoisses. Depuis longtemps la secte avait décidé du pouvoir temporel, ce boulevard nécessaire du pouvoir ! du chef de l'Église. Pour y préparer les esprits, les mené saient retentir l'Europe entière de plaintes et de récriminatl tre le gouvernement pontifical, pendant que les sociétés sec répandaient dans les États Pontificaux et prenaient surtout magnes comme théâtre de leur propagande, jugeant avec fernale habileté que le peuple de ces contrées, naturelleme pendant et frondeur, séparé de la métropole par la aussi bien que par la chaîne des Apennins, serait le plus fac tacher de son souverain légitime. Ainsi se propageaient à l'i la désaffection et le mécontentement, et à l'extérieur, la lég l'oppression et de la misère dont étaient censées être vicl populations soumises au paternel gouvernement du St-Siègt

Cette légende reposait sur le mensonge. Toutefois Pie K se rendre compte par lui-même de l'état réel des choses, et au monde les vrais sentiments de son peuple. Dans ce but prit, en mai 1857, un voyage dans diverses provinces de se

Ce voyage ne fut qu'un long triomphe. On y put con: l'amour du peuple pour son souverain et l'état généraleme faisant de tout ce qui avait rapport à l'administration et à h rite publique. « L'accueil que le St-Père reçoit est < touchants, dit Mgr de Mérode dans une de ses lettres. Je sui de tout ce que je remarque dans ces provinces des États eaux, que l'on représente comme si abandonnées et malheu: voir les réceptions solennelles des magistrats, des tribun Universités en robe, à voir ces magnifiques œuvres d décorations faites pour le passage du Saint-Père, ces rr ces feux d'artifice dans chacune des villes où nous pas! jolies routes provinciales, ces gendarmes tenus à merveille en culottes de peau, comme tu les as vus à Viterbe, on se t

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comment il est possible que ce pauvre gouvernement pontifical ait une si mauvaise réputation. Le fait est que ce pays est riche au delà de tout ce qu'on' croit généralement, on s'en apercevra à la mise en valeur par les chemins de fer ^ »

Au cours du voyage, Pie IX s arrêta quatre jours à Pérouse et y fut reçu par le cardinal-archevêque au palais épiscopal, . avec la splendeur déployée naguère par le délégat apostolique lors de la visite de Grégoire XVI dans la capitale de TOmbrie. Pendant son séjour, le Pontife donna au cardinal des signes répétés de la plus grande bienveillance.

Le travail des sectes dans les États Pontificaux n'avait pas échappé à l'attention de Tévêque de Pérouse. Il en suivait le progrès avec inquiétude. Déjà, en 1846, il s'était interposé entre le peuple surexcité qui réclamait en armes la délivrance des détenus renfermés dans les prisons, et les troupes pontificales décidées à s'y opposer par la force; et grâce à lui, l'émeute s'était apaisée. En 1849, les Garibaldiens, devenus maîtres de Pérouse après la prise de Rome par l'armée française, y commirent de grands excès, et les Autrichiens, sous les ordres du prince de Lichtenstein, s'avancèrent pour occuper la ville. Mais Mgr Pecci, redoutant les effets qu'^aurait produits sur le peuple cette intervention étrangère, se rendit au camp autrichien et décida le commandant à renoncer à son projet. Pérouse vit le gouvernement pontifical rétabli sans effusion de sang et jouit pendant plusieurs années des bienfaits de l'ordre et de la paix.

La secousse révolutionnaire qui avait ébranlé Rome et l'État

pontifical en 1848, engagea Pie IX à faire étudier, par les autorités ecclésiastiques, les moyens de prévenir le retour de semblables convulsions et de porter remède aux causes d'ordre moral et religieux qui pouvaient les avoir provoquées. Les évêques de l'Ombrie, réunis à Spolète en 1849, s'occupèrent en commun, suivant le désir

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