‹ Le pape Léon XIII: sa vie, son avénement, ses écritsChapitre 105 sur 152 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

ments pourvus de ressources matérielles bien supérieures et soutenus par le gouvernement. C'est ce que j'ai tu moi-même en Belgique, alors que j'y représentais le Saint-Siège en qualité de nonce. L'Université libre de Louvain avait à elle seule plus d'élèves que toutes les autres Universités réunies.

a Un égal succès est réservé aux Universités catholiques de France. Je Je leur souhaite, et, pour le leur assurer, j'invoque du Dieu tout-puissant, dans toute la plénitude de mes pouvoirs, les plus abondantes bénédictions sur leurs œuvres. »

Le 6 juin, Léon XIII répondit en ces termes au général Kanzler , ministre des armes , qui déposait entre ses mains les nombreuses adresses de fidélité des zouaves pontificaux étrangers, et lui présentait en même temps les membres présents à Rome de ce vaillant corps d'armée :

a Plusieurs fois, en ces années passées. Nous eûmes la satisfaction de voir dans cette même salle les officiers de l'armée pontificale s'approcher du trône de Notre regretté et glorieux prédécesseur Pie IX, afin de déposer à ses pieds l'hommage de leur dévouement et de leur fidélité inaltérable pour la défense du Saint-Siège.

«c La divine Providence, dans ses conseils secrets, a disposé que Nous ayons aujourd'hui Nous-même à recueillir tant d'illustres défenseurs de ce Siège apostolique, et à entendre, par la bouche du ministre, leur digne général, les protestations nouvelles de leur sincère attachement à l'Ëglise, à la chaire de Saint-Pierre et à Notre humble personne.

« Nous ne pouvons assez exprimer en paroles la trèsvive satisfaction que Nous ressentons en ce moment, et

Nous remercions de tout cœur le Seigneur qui, au milieur de tant d'exemples de félonie et tandis qu'on Tiole si facilement de nos jours les serments les plus saints, tous a donné la forcé de consenrer dans vos cœurs le sentiment si vif de Thonneur et du devoir, au point de mériter en tant de rencontres les bénédictions catholiques, Fadmiration et Testime de nos ennemis eux-mêmes.

« Nous sommes heureux aussi de vous adresser aujourd'hui Notre parole de louange ^t de vous encourager à rester fermes dans vos desseins, à vous maintenir fidèles au: drapeau glorieux que vous avez levé. Et il est bien juste que je dise ce drapeau glorieux, parce qu'il n'y a pas de chose plus belle et plus sainte que celle de défendre les droits sacrés de l'Église et de son auguste Chef; il n'y a pas de gloire militaire plus splendide que de porter haut l'honneur de ce drapeau sacré. En défendant la papauté^ vous défendez une des plus providentielles institutions ; eh défendant la papauté, vous vous faites l'appui et k soutien de cette position souveraine que la divine Providence a accordée au Chef de l'Église pour l'indépendance de son autorité; en défendant la papauté, vous l'aidez à répandre dans le monde ses effets bienfaisants et salutaires.

m Ah ! plaise au ciel que les gouverneurs des peuples, avertis par les derniers événements et par les récents attentats, se persuadent enfin de cette influence bienfaisante de l'Église et de la papauté pour l'avantage et le bien-être des nations, et que, rendant au Chef de la catholicité sa ploine liberté et son indépendance, ils préparent de meilleures destinées à leurs sujets I

tt Mais, hélas I la guerre contre l'Église dure encore

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