CHAPITRE XXil
« Les Tœux et les prières de tous Nos enfants Nous ont soutena, et Nous ont pemis de donner enfin aux iSdèles catholiques de FÉcosse ce qu'ils attendaient depuis longtemps. Nous Nous réjouîssoQs de voir leiu* attachement inaltérable à TÉglise et à la chaire de Pierre.
« Nous comptons, Yénérables Frères, sur tos efforts joints aux Nôtres pour protéger toujours la religion catholique et défendre le Siège apostolique.
t Vous serez Nos collaborateurs, et Nous partagerons dans le ciel la même récompense ppur nos communs* trayaux.
c Priez avec Nous la Vierge immaculée, saint Joseph, glorieux patron de FÉglise, les saints apAIres Merre et Paul, dont le secours nous sera si puissant, de s'interposer entre Dieu et Nous afin que le Seigneur soit toujours présent pour diriger Nos actes. Nous demanderons à Dieu de donner à Notre règne des jours plus heureux, «t de conduire au port de la tranquillité et de la paix, au milieu des vents et des flots soulevés, la barque de Pierre qu'il a confiée à Notre garde, au milieu d'une mer agitée. »
La parole grave et mesurée du souverain Pontife a produit un effet immense. Nous ne relèverons pas les fausses interprétations de certains journaux; la presse révolutionnaire, en s'efforçant d'altérer le sens de l'ai* locution pontificale, a prouvé seulement que les adversaires de l'Église ne peuvent se défendre d'une grande préoccupation à la vue de ce pontife qui entreprend avec
tant d'autorité et de vigueur la haute mission qui lui a été confiée par Dieu.
Un passage du discours du Saint-Père a particulièrement frappé Vltalie : c'est celui où il exprime l'intention de consulter le sacré Collège et de se senrir de ses ayis. Mais cejournal et les partisans de Topinion qu'il représente sont dans une erreur profonde s'ils considèrent le sacré GoUége comme un sénat ordinaire; car il y a entre le gouvernement de l'Église et le gouvernement parlementaire une différence essentielle : les gouvernements humains n'ont pour objet de leur activité que des vérités relatives, tandis que l'Église est chargée de garder la vérité éternelle et immuable devant laquelle s'inclinent tous les catholiques, et qui ne peut être soumise aux oscillations inévitables dans un régime parlementaire.
Ce qui a induit en erreur les publicistes qui nous représentent Léon Xin comme un pape parlementaire, c'est que dans son allocution il comparait le collège des cardinaux aux soixante -dix anciens que Moïse, par l'ordre de Dieu, s'adjoignit pour régir le peuple d'Israël. Ces soixante-dix anciens étaient les chefs des tribus, et ils formaient un conseil pour le législateur des Hébreux, un tribunal suprême pour l'administration de la justice. Mais ils ne gouvernaient pas la nation et surtout ils ne faisaient pas de lois. Le collège des cardinaux, lui aussi, n'est qu'un conseil, sans pouvoir législatif ni exécutif; il participe au gouvernement de l'Église universelle, mais il ne forme pas, comme les soixante-dix anciens , un tribunal suprême. Ce tribunal, c'est le Pape. C'est ainsi que chaque évêque, dans l'administration de son diocèse, a aussi près de lui un chapitre qui lui vient en