‹ Le pape Léon XIII: sa vie, son avénement, ses écritsChapitre 141 sur 152 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

manîque se sont aussi améliorés. Le gouYcrnement bavarois, autrefois kostile au Saint-Siège et protecteur des Yieux catholiques, a cédé aux justes réclamations du souverain Pontife. La nomination de Mgr Steickhel au siège archiépiscopal de Munich, et celle deMgrEhrIerausiége épiscopal de Spire, ea sont une preuve évidente.

Au milieu de tous ces événements favorables, la Providence réservait au pape Léon XIII un triomphe plus complet. A Berlin, c'est-à-dire dans le pays même d'oii était parti le premier cri de guerre contre le catholicisme, et d'où le Ruiturkampf rayonnait sur toute l'Europe, se réunissait, il y a quelques mois, un grand aréopage^ Il avait pour but de sauvegarder les intérêts de plusieurs puissances que compromettait le traité de San-Slefano; et quoique les intérêts catholiques y fussent aussi engagés, le Saint-Siège n'avait pas été admis à y envoyer un représentant. Les ennemis deTÉglise espéraient consacrer ainsi son isolement et son abaissement.

Mais le Pape et sonéminent secrétaire d'État veillaient attentivement. Léon XIII, d'accord avec le cardinal Franchi et par l'entremise de deux grandes puissances catholiques, l'Autriche et la France, fît parvenir au congrès une note diplomatique sur les intérêts du catholicisme en Orient.

Ces droits étaiei^ méconnus jusqu'à ce jour. La libre communication des catholiques avec l'autorité ecclésiastique était sans cesse entravée par le mauvais vouloir ou l'impuissance de la Porte Ottomane, et l'autonomie religieuse qu'on accordait aux schismatiques et aux juifs, on la refusait aux populations catholiques. Mais, grâce à l'énergie et à l'habileté du Saint-Père et de son fidèle

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e, Texercice de ces droits nécessaires au dévelopdu catholicisme en Orient a été définitiTement liwifintmé par le congrès.

Éiam donc la politique de LéonXni ne pouvait triomphwpfos complètement dans les quelques mois qui viennent de suivre son élection : le rétablissement de rapports aflneaix avec les puissances catholiques, l'attitude plus Ueavcilante du gouvernement allemand à Tégard du SaM-Siége et radoucissement des lois de mai, au moins da»(4ear application ; le résultat obtenu au congrès de Birlîii^' en présence même de M. de Bismarck qui en présidaélilits travaux, ce sont là autant de succès qui justifisoè Ja^joie et l'attente de Tunivers chrétien après l'avé- (Tillustre successeur de Pie IX.

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