CHAPITRE XXV
des peuples sauvages et imbus des superstitions lesifÉas affreuses, et les a amenés à reconnaître le divin Auteurde toutes choses et à se respecter eux-mêmes ; qui, enssnpprimant le fléau de la servitude, a rappelé les honnies à l'ancienne dignité de leur auguste nature; qui, en arborant dans toutes les parties du monde le signe de laereîx, en y introduisant ou en y protégeant les arts et les sdenceSy en fondant et en soutenant d'excellents établissemcols de bienfaisance, où Ton prend soin de toute les infortunes, a civilisé partout le genre humain d'une manière particulière ou générale. Ta sorti de la boue et l'a conduit avec le plus grand zèle à une vie conforme %à la dignité et à l'espérance de l'humanité?
Si un homme ayant son bon sens compare le siède dans lequel nous vivons, ce siècle si hostile à la religkHi et à l'Église du Christ, au temps heureux où TÈglise était vénérée par les peuples comme une mère, il acquerra nécessairement la conviction que notre siècle, si plein de bouleversements et de destructions, marche directemoit et rapidement à sa ruine, et qu'au contraire les temps anciens ont d'autant plus fleuri, au point de vue de l'excellenc des institutions, de la paix, delà prospérité et du bien-être, que les peuples ont voué au gouvernement et aux lois de l'Église un plus grand respect.
Si maintenant la plupart des œuvres que Nous avons signalées ici comme reposant sur les prescriptions île l'Église ou nées sous les auspices de son puissant et safai* taire concours sont de véritables monuments et des ornements de la civilisation temporelle, l'Église du Christ n'aura rien à redouter de cette civilisation, et elle n'aura pas à la repousser loin d'elle ; loin de là, elle reven-
diquera pour elle-même la gloire d'en être la patronne et la mère. Mais cette espèce de civilisation » qui foncièrement est rebelle aux saints enseignements et aux prescriptions de FÉglise, n*est qu'un faux semblant de civilisation, et par conséquent elle ne peut être considérée que comme un vain mot.
Nous en trouvons la preuve manifeste dans les peuples aux yeux desquels n'a pas lui encore la lumière de l'Évangile, dans la vie desquels on a bien pu méconnaître une certaine lueur de civilisation, mais civilisation dont les fruits n'ont pas moins mûri. Il est certain qu'on ne peut, en aucune façon, considérer comme une perfection de la vie humaine le fait que toute puissance légitime est audacieusement méprisée, et qu'on ne saurait tenir pour de la liberté le dévergondage d'erreurs qui sont propagées sans scrupule, le déchaînement des passions lesplus basses, l'impunitédesfauteursdes crimes J'oppression des meilleurs citoyens de toute classe que nous voyons déplorablement s'étaler chaque jour.
En effet, comme tout cela est erroné, bas et discordant, on n'y pourrait puiser la force de perfectionner la famille liumaine, de contribuer à son bonheur. Carie péché rend les peuples malheureux, et les maux qu'il entraîne, lorsque rintelligence et le cœur sont pervertis , précipitent, par l'effet de leur poids, le peuple dans toute honte^ affaiblissent tout ordre légitime et, conséquemment, conduisent tôt ou tard à la ruine finale les fondements et la paix de l'État.
Or, que peut-il y avoir de plus injuste, si Ton considère les actes de la papauté, que de nier les nombreux et signalés services rendus par les évèquesà toute la société