CHAPITRE XXV
historiques, on comprendra facilement que c'était seulement par des eiïorts hostiles et par d'indignes calomnies que Ton pouvait tromper l'humanité parla parole et par la presse, en lui faisant croire que le Saint-Siège apostolique était un obstacle pour la civilisation civile des peuples et pour le bonheur de l'Italie.
Par conséquent, si toutes les espérances qu'inspire À l'Italie et à l'univers entier la bienfaisante autorité du Saint-Siège ne peuvent se réaliser que par l'union étroite de tous les chrétiens au Pontife romain. Nous reconnaissons que ce que Nous désirons le plus vivement, c'est de conserver dans son intégrité la dignité du Saint-Siège et de consolider de plus en plus l'alliance des membres avec la tète, des fils avec le Père.
n* partie. — Aussi, pour maintenir de toutes les façons les droits et la liberté du Saint-Siège, Nous ne cesserons pas de faire en sorte que l'on tienne, comme il convient, compte de Notre autorité, que Ton fasse disparaître les obstacles qui restreignent la liberté de Nos fonctions et de Notre pouvoir, et que Nous soyons rétabli dans la situation où les décrets de la sagesse divine avaient jadis placé les évéques romains.
Mais, Vénérables Frères, ce n'est pas l'ambition ou l'esprit de domination qui Nous poussent à réclamer ce rétablissement : c'est Noire devoir, ce sont Nos serments et Notre conscience qui Nous obligent à le réclamer, et Nous le réclamons, non-seulement parce que cette souveraineté est nécessaire pour protéger et maintenir intacte la liberté de Notre pouvoir spirituel, mais aussi parce qu'il est indubitable que, lorsqu'il s'agit du pouvoir temporel du Saint-Siège apostolique, il s'agit aussi du
bien public et du salut de toute l'humanité. C'est pourquoi Nous ne pouvons Nous dispenser, conformément à Notre demr qui Nous commande de protéger les droits de la sainte Église, de renouveler et de confirmer par le présent écrit toutes les déclarations et toutes lés protestations que Notre prédécesseur, le très-saint Pie IX, a publiées à différentes reprises, tant contre l'usurpation du pouvoir temporel que contre la violation des droits de rÉglise romaine.
m* partie. — Nous élevons en même temps Notre voix vers les princes et les augustes guides des peuples, et Nous les conjurons de nouveau, au nom du Très-Haut, de ne pas dédaigner, en un temps si malheureux, Taide offerte par FÉglise, de s'approcher amicalement et avec un zèle pareil au Nôtre de cette source de prestige et de salut, et de se rapprocher d'elle avec les sentiments de la charité et de l'obéissance.
Dieu veuille qu'après avoir reconnu la vérité de ce que Nous avons dit, et après s'être convaincus que, suivant l'opinion de saint Augustin, l'observation de la doctrine de Jésus-Christ est très-profitable à l'État, et que la sécurité de l'Église et l'obéissance envers elle constituent les bases de l'État et de la sécurité et de la paix publique ; Dieu veuille, disons-Nous, qu'ils consacrent leurs pensées et leurs soins à réparer les maux dont souffrent l'Église et son chef visible, et Dieu veuille aussi que, de cette façon, les peuples qu'ils gouvernent jouissent, sous le règne de la justice et de la paix, d'une ère de prospérité et de gloire.
Mais ensuite, afin que l'union de tout le troupeau catholique avec le Pasteur suprême devienne de plus en