CHAPITRE VII
qui peuveht, ainsi que nous Tavons fait observer, s'appeler aussi les jours de l'homme I Comme on se sent attristé lorsque, scandale déplorable, on voit les jours de dimanche, les jours de fêtes solennelles, les boutiques ouvertes, les artisans adonnés à leurs travaux ordinaires, les machines continuant à fonctionner, le commerce non interrompu , au lieu de songer aux affaires autrement importantes de Tâme, au lieu de s'appliquer à Tétude des vérités qui doivent nous conduire dans la voie droite durant Iç temps et assurer notre repos éternel I
Non, bien-aimés diocésains, ce travail, que Ton fait au détriment de la gloire de Dieu et des devoirs les plus sacrés, ne sera jamais celui qui accroîtra la richesse publique et privée. Tout au contraire ; un fameux incrédule du siècle passé l'a dit: Le peuple n'a pas seulement besoin du temps pour gagner son pain ; il en a besoin aussi pour le manger avec plaisir, sans quoi il ne le gagnera pas longtemps. Un jour de fête ravive les forces épuisées de l'bomme, qui reprend ensuite son travail avec plus de joie et d'ardeur.
L'esquisse que nous venons de tracer d'une manière bien rapide assurément, en comparaison de ce que nous avons été obligé de passer sous silence, vous fera comprendre, nos bien-aimés diocésains , combien est injuste et sans fondement la guerre que les incrédules ont d^larée à la sainte Église, au iiom de la civilisation, en
tant que celle-ci est la réalisation des conditions par lesquelles Thomme se perfectionne sous le rapport physique et matériel. Au contraire, il est clair que la civilisation n'existe pas lorsque les peuples, soustraits à la discipline maternelle de TÉglise, se laissent emporter par les passions qui altèrent et corrompent toujours ce qui, en soi, serait bon et salutaire.
Mais pour le faire mieux comprendre, il nous semble bon de creuser davantage ce sujet — qui, à cause des idées reçues et des préjugés répandus, a, comme nous Favons déjà dit, une importance capitale, — et de mieux asseoir dans vos esprits la conviction que la civilisation non-seulement n-a rien à craindre de TÉglise, mais encore doit tout espérer d'elle et de son concours.
Ce serait une folie de nier un fait qui frappe nos regards, à savoir que la science, à force d'études continues, d'habiles expériences, s'est emparée de beaucoup de forces dans la nature qui n'étaient pas connues de l'homme ou échappaient à sa domination ; ces forces employées avec beaucoup d'art, à l'aide de machines ingénieuses, ont rendu la production plus rapide, les objets produits moins coûteux, et, par conséquenl, la satisfaction des besoins plus facile, et moins rude la vie de celui qui ne peut dépenser beaucoup.
Rien de mieux que ces découvertes ; mais les incrédules ont voulu se servir de ces pacifiques et heureuses conquêtes de la science sur la nature pour attaquer et frapper FÉglise comme si elles avaient été réalisées contre son gré et contrairement à ses désirs. Le prétexte inventé pour donner du crédit à cette odieuse calomnie est que l'Église se préoccupe exclusivement de la sancti-