CHAPITRE VII
le sens d'après Feiisemble des documents où on Ta prise, et qui étaient indiqués avec soin. En procédant ainsi, ils se seraient aisémait convaincus que ce n'est pas la civilisation véritable, issue comme une fleur et un fruit de la racine du christianisme, qui a été condamnée par le Saint-Père, mais bien cette chose bâtarde qui n*a conservé de la civilisation que le nom et qui est l'ennemi implacable de la civilisation légitime.
Elles ne sont pas moins calomnieuses les affirmations de ceux qui prétendent que TÉglise éprouve de l'aversion pour les arts et les sciences ou pour l'étude de la nature et de ses forces. S'il ne suffisait pas, pour les détromper et dissiper leurs doutes, des raisons que nous avons exposées et de ce fait que les intelligences les plus vives et les savants les plus illustres ont été presque toujours des chrétiens très-fervents et des fils très-dévoués de l'Église, les récentes déclarations de l'Église achèveront de confondre tous les mensonges.
Les Pères du concile du Vatican ont dit à ce sujet des paroles que nos adversaires feraient bien de lire et de méditer. Après avoir montré qu'entre la raison et la foi il* ne peut y avoir d'opposition et comment l'une vient merveilleusement au secours de l'autre, ils ajoutent: a C*est pourquoi, loin de nuire à la culture des arts et de la science humaine» elle leur vient, au contraire, en aide et favorise leurs progrès. En effet, elle n'ignore ni ne méprise les avantages que les hommes en retirent durant leur vie ; elle con(psse, au contraire, que venues
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du Seigneur, Dieu des sciences, celles-ci, quand elles sont étudiées comme il convient, peuvent, avec le secours de sa grâce, ramener à Dieu^ »
Les prétextes que Ton met en avant n*ont doue aucune base, aucune valeur, et sont plutôt l'expression de la haine contre TÉglise et du désir de la couvrir de boue.
Mais si la science en soi, loin d'être anathématisée, est encouragée par TÉglise il en est une qui est à bon droit réprouvée. C'est la science qui tire son origine de la philosophie, disant avec un orgueil satanique : « La raison humaine est, sans tenir aucun compte de Dieu, Tunique juge delà vérité et de Terreur, Tunique arbitre du bien et du mal ; elle est à elle-même sa loi, et par ses forces naturelles elle suffit^ à procurer le bonheur des hommes et des nations ^. » C'est la science qui se plonge dans la nature et la proclame éternelle, qui s'élève jusqu'au ciel et descend dans les entrailles de la terre pour rechercher en vain un argument solide contre la cosmogonie mosaïque ; c'est la science qui rabaisse Thomme au niveau de la brute et ébranle follement les bases de la conscience, de la famille et de la société. Au contraire, bien loin de se plaindre, le savant doit lever les mains vers Dieu et le remercier d'avoir établi sur la terre ce magistère infaillible qui appelle sur lui toute bénédiction dans le présent et dans l'avenir, qui lui conserve cette bénédiction , en la sauvant des mains criminelles qui voudraient nous en priver.
' Conc. Vatic, cap. Vi, Defid. et rat.
2 Syll., prop. III.