‹ Le pape Léon XIII: sa vie, son avénement, ses écritsChapitre 70 sur 152 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Mgr Pecci et les membres de Tépiscopat.

La réputation de science et de yertu de rarchevéque de Pérouse franchit bientôt les limites de son diocèse et lui Talat Tamitié de plusieurs membres illustres de répiscopat, non-seulement en Italie, mais dans les autres États de l'Europe.

En 1849, il assista à une assemblée générale des évêques de FOmbrie réunis à Spolètepour délibérer sur les affaires de leurs diocèses ; il s'y révéla comme théolo^ gien profond et administrateur habile, traitant avec éléyation les questions soumises à Texamen, proposant des mesures efficaces. Ses collègues, ravis de sa doctrine et de sa sagesse, le chargèrent de la rédaction des actes, et il s'en acquitta à la satisfaction de tous.

On ne lira pas sans intérêt ce qu'a écrit de l'archevêque de Pérouse l'éloquent évêque d'Hébron :

« On a dit de lui que dans une juste mesure il unit la mansuétude apostolique à l'énergie ; nous avons pu nous-même constater avec quelle filiale vénération le peuple et le clergé de Pérouse entouraient leur évêque, 'étaient heureux et fiers de l'avoir à leur tête. Plusieurs de nos prêtres nous ont demandé si nous avions connu le cardinal Peeci« ^ous avons apprécié pendant le concile

la pénétration de son esprit, son intelligence des difficultés actuelles, son sens sacerdotal, la sainteté de sa vie et les trésors de sa science. Depuis notre exil, nous avons eu l'honneur de le rencontrer souvent à Rome ; il s'intéressait avec une sympathie ardente à la situation de l'Église dans notre chère patrie.

a Plus d'une fois il nous a sollicité d'aller nous abriter dans sa ville épiscopale, et il daigna nous confier ses vues sur le monde moderne, ses craintes et ses espérances. Que de fois aussi il nous a parlé avec une tendre sollicitude de notre vénéré collègue, le doux et ferme évêque * de fiâle, qu'il avait appris à connaître dans les solennelles assises du Vatican I »

En effet, Mgr Pecci a une profonde estime et une grande affection pour Mgr Lâchât, qu'il a reçu dans sa ville épiscopale de Pérouse, et à qui il exprimait naguère * ses sentiments dans une lettre pleine d'encouragement et tout entière écrite avec son cœur. Nous ne pouvons * nous empêcher de la rapporter, car elle fait connaître et elle honore bien plus encore celui qui l'a écrite que celui ' à qui elle est adressée. *

(t Le cardinal Pecci à Sa Grandeur Monseigneur Vévêque de Bâle.

a Très-vénéré Monseigneur Lâchât,

« Si, au milieu des luttes pénibles qu'un siècle plein d'incrédulité vous a longuement préparées, une parole amie de vos collègues dans l'épiscopat vous peut servir de consolation î je ne dois pas être des derniers à tous *

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